Obsédé
de petits culs et de braguettes proéminentes, je mate
comme un fou, dans les rues, tout ce qui porte pantalon collant.
Girouette aux quatre vents, je redoute les matins de torticolis
!
Or, ce jour -là, sur le vieux port, alors que je profitais
du soleil d'avril, je fis une rencontre singulière. Un
camelot installé sur le quai vendait à des "
Prix fracassés " de la lingerie féminine
et des sous-vêtements pour hommes. Mais il était
déjà tard et il rangeait sa marchandise je m'approchai
tout de même et fouinai dans le tas encore sur l'étal
: mélange étonnant d'entrejambes de coton, de
soie, de lycra.
- Vous cherchez une petite culotte pour votre petite amie, un
truc bien sexy qui ne cache rien ? J'ai ce qu'il vous faut.
- Non, c'est pour moi, dis-je.
- Taille deux alors ou Small, c'est du pareil au même.
Vous êtes dans le bon tas, j'l'ai laissé pour vous.
Fouillez bien à fond ! Hommes, Femmes... je ne fais pas
de distinction. Tout pour le plaisir ! des yeux et des mains,
ajouta-t-il en souriant? Cherchez bien le modèle seyant
et si jamais ... j'en ai d'autres à la maison. J'aime
bien voir mes clients fouiner là-dedans... Tout émoustillés...
à la recherche de ce qui fera saillir l'invisible ! et
quand ils passent à la caisse, avec leurs culottes à
la main, quelques grammes...je les déshabille à
ma façon. C'est parfois drôle, parfois excitant.
Sans compter les regards : certains fuyants, d'autres espiègles.
J'adore !
Il continuait dans son délire qui m'amusait bien tandis
que je recherchais modèles et coloris différents.
- Vous, bronzé comme vous êtes, vous pouvez porter
n'importe quelle couleur, n'importe quoi ou même rien
! poursuivit-il, le nez dans ses cartons mais l'il en
coin. Le mélange des sexes, c'est extra, ça attire,
ça émoustille. Les femmes, elles, elles peuvent
acheter string ou autre n'importe quoi, ça ne dérange
personne. Mais les mecs, eux, ils hésitent devant le
regard inquisiteur de la vendeuse ou de la caissière.
lls n'osent plus...Pas d'égalité dans le commerce
du cul ! Elles c'est pour habiller, eux pour se rincer l'il
! Pas juste...Vous croyez pas qu'elles mouillent, les petites,
quand elles ont leurs culottes à la main ! Je les vois
moi ! Ici, pas de problème, égalité pour
tous. Y'a que du sexy et ils y plongent à pleines mains...Un
plaisir de les voir à la recherche de l'échancrure
la plus sexe...Et trois pour le prix de deux... c'est alléchant,
c'est bandant !
J'avais fini par trouver mon bonheur : deux pour " lui
", un pour " elle ", des modèles qui dégagent
bien les hanches et le minimum de tissu. J'avais du temps et
j'appréciais ce type bien bâti et son bagou. Je
traînai un peu et finis par lui dire que j'aurais préféré
l'un des trois slips dans un autre coloris.
- Je ne l'ai pas ici, mais au magasin sans aucun doute. C'est
ma femme qui s'en occupe... La spécialiste de la lingerie
fine. Lesbos ! c'est son rayon. Et ça ne me dérange
pas, bien au contraire. Les plaisirs sont partagés...\/oilà,
reste ce carton... je conduis le fourgon au garage et te retrouve
au magasin, à deux pas d'ici. Tu pourras voir et essayer...
A pied tu y seras avant moi...
Brusquement il m'avait tutoyé et son regard était
devenu plus malicieux, sa voix plus douce. J'acceptai l'invitation
et, les slips payés dans la poche de mon blouson, je
me dirigeai vers le cours Belsunce. le magasin se trouvait deux
rues derrière, dans un coin sombre et désert à
cette heure. "Au plaisir - Lingerie", c'était
son nom. Le store était baissé. J'attendis peu
de temps avant de voir arriver mon beau camelot à la
démarche féline.
- Ma femme vient sans doute de fermer. Drôle de quartier,
n'est-ce pas ? Dépêchons-nous, dit-il, j'ai trente
secondes pour entrer et couper l'alarme.
Bientôt nous fûmes barricadés derrière
le store et la vitrine, en pleine lumière. C'était
un véritable palais des glaces : miroirs sur tous les
murs et lingerie affriolante partout exposée. Mais je
n'eus guère le temps de tout observer, il revenait déjà
de l'arrière-boutique avec le modèle que je lui
avais demandé en gris clair.
- Tu peux l'essayer, personne ne nous dérangera.
Sans un mot j'ôtai chaussures et jean. Mon image était
partout multipliée. Je me sentis pourtant bien seul,
timide brusquement. Une auréole, humide encore, tachait
mon slip et je crois que je rougis. J'enfilai alors rapidement
le string qu'il me tendit. Mais l'échancrure trop prononcée
laissait apparaître mes couilles fatalement ridicules.
Quel spectacle désolant ! J'étais décontenancé,
honteux.
- T'inquiète pas, tu me plais bien... essaie ça
plutôt.
Et ce fut un véritable défilé de mode.
J'avais enlevé le haut. Il proposait et j'essayais les
modèles les plus extravagants comme les plus classiques.
Il me demanda de marcher au travers de la boutique. Je tanguais
un peu des fesses et je vis que comme moi il bandait. Resté
debout, il se déboutonna. Sa queue était serrée
par l'élastique du slip, le gland humide pointait...
Je lui dis, fébrilement sans doute tant j'étais
ému, de se mettre nu et de s'asseoir. Je pris alors l'initiative,
essayant tout ce qui se trouvait à ma portée.
Lui, dans un fauteuil de cuir blanc, jambes écartées,
sexe tendu, avant-bras posés sur les accoudoirs, semblait
calme. Pourtant ses mains crispées et ses yeux verts
pétillants trahissaient son désir. Pas un mot
ne fut dit, nous nous observions. Je voulais surprendre des
images inédites, fugitives, de mon corps et du sien dans
tous ces miroirs, sous tous ces angles possible, engranger des
images folles, des fantasmes en mouvement.
Un doigt sur les lèvres, je lui fis signe de ne pas bouger
et je m'éclipsai derrière le paravent. Là
j'enfilai un body blanc, un porte-jarretelles, des bas noirs.
Je bandais terriblement et les pressions de l'entrejambe me
comprimaient un peu. De larges volants en dentelle aux cuisses
laissaient transparaître une raie bien fendue par le string
blanc. Une vraie gonzesse mais avec des poils noirs qui marquaient
l'échancrure ! Je me dévoilai, m'avançai
en m'évertuant de ponctuer chaque pas d'un déhanchement
gracieux. Je marchai les mains sur les hanches pour souligner
la cambrure des reins, puis croisées sur la poitrine
pour masquer l'absence de seins dans une attitude de petite
fille pudique. Il n'y tint plus et se leva.
Il se plaça derrière moi et m'embrassa dans le
cou. Je sentais sa queue raidie contre mes fesses tandis que
ses mains me caressaient les cuisses et le sexe... Puis il me
retourna, me dévora le visage, les lèvres, la
langue... Je glissai contre lui, m'agenouillai et le suçai
goulûment, mes mais sur sa queue, ses couilles, ses fesses
musclées. Il me tenait la tête en se balançant
doucement puis il me voulut complètement ouvert, agrippa
les bretelles du body, tira... Je sentis alors, et je vis aussi
dans un miroir de côté, les pressions de l'entrejambe
sauter et mes fesses et ma queue libérées... Médusé,
je gardai cette position excitante ; il s'accroupit et me lécha
le trou, sa langue folle, sa chaude haleine dans ma raie frémissante
!...
Les images multipliées des miroirs me fascinaient. Je
voyais ce que je n'avais jamais pu voir : la pression de larges
mains sur mes fesses écartelées, sa bouche avide,
ses lèvres qui disparaissaient dans ma raie au milieu
de l'entrelacs des élastiques du porte-jarretelles à
demi défait...et sa pine bien raide, ses ouilles rondes,
ses cuisses entrouvertes et un fouillis de poils noirs... bouclés.
Je me penchai un peu et vis mon trou offert dans lequel il pointait
deux doigts mouillés. J'avalai sa longue et grosse trique,
il ouvrit largement les cuisses ; je lui enfonçai alors
deux doigts aussi, humides de son jus qui perlait, et le fouillai
dans une lente rotation. Il gémit de plaisir et je l'abandonnai
avant qu'il ne jouisse, me levai, ôtai mon invraisemblable
déguisement et sortis une capote de la poche de mon pantalon
qui traînait à terre. Je le rejoignis au milieu
de toutes ces petites culottes essayées, roulées,
repliées dans un désordre sulfureux. Je m'étendis
près de lui, lui gainai la queue. Je voulais sentir très
fort sa peau contre mon torse, son sexe contre le mien, ses
couilles contre les miennes ? Vertige des miroirs, je ne savais
plus où regarder. Je l'embrassai à pleine bouche...
Nos langues folles, nos salives mêlées... Puis
je me laissai glisser vers sa pine tendue et m'empalai doucement,
le regard de biais rivé sur l'image de ce sexe qui, dans
mon trou, disparaissait, étonné de me voir engloutir
si bien un tel pieu !
- Bouge ton petit cul de salope adorable, me dit-il d'une voix
faible, atténuée par le plaisir, prête à
gémir.
Les mains sur mes hanches, il suivait la cadence, me poussant
jusqu'au sommet de son gland, jusqu'à presque sortir
puis m'accompagnait dans ma chute jusqu'au creux de ses cuisses,
jusqu'à me savoir assis sur ses couilles, cambré,
les yeux affolés à la recherche d'un miroir pour
voir, pour saisir ce balancement délicieux. D'une main
fébrile, je me tenais le sexe, branlais cette hampe dressée
qu'il fixait par instants. Et ses yeux moqueurs et doux me disaient
la tendresse, le plaisir ? Je voulais le garder ainsi, en moi,
longtemps, infiniment... Et je jouis et il me remplit le trou
de spasmes longs et chauds.
Je m'affaissais doucement contre lui ; sa queue glissa dans
un étrange bruit de succion. Il m'embrassa sur les lèvres,
sans un mot, tendrement et nous restâmes ainsi allongés
l'un contre l'autre... Mais le temps passait, il fallait se
quitter.
Il se leva brusquement et m'invita à me laver au lavabo
de l'arrière-boutique. Ce fut une toilette rapide. Je
me recoiffais quand il vint dans mon dos m'embrasser dans le
cou. Le contact de sa pine molle et douce me fit bander.
- Tu as un petit cul de gamine mais j'aimerais aussi que tu
me prennes, là, maintenant, sur la table... te sentir
en moi... profond... me dit-il d'une voix faible tandis que
je le sentais lentement gonfler contre mes reins.
Il se retourna alors, se plia, bras ouverts accrochés
de part et d'autre du panneau de bois. Il m'offrait son cul,
jambes largement écartées. Rapidement je me préparai
le chibre ? Puis de mes deux mains, je lui pris les fesses dévoilant
le sillon plus blanc et l'auréole brune et plissée
de son trou frémissant. Je le léchai, le suçai,
le dévorai, agrippant son sexe raide sous la table. Il
gémissait déjà ; alors je me relevai, lui
serrai les hanches et le pénétrai. En quelques
coups de reins je fus bien au fond et j'entendis mes couilles
claquer contre ses fesses. C'est alors qu'il jouit et je sentis
tout son corps se contracter, son cul magnifique se resserrer
plusieurs fois, par à-coups répétés
sur ma pine tendue.
- Continue... Je veux que même ainsi, vidé, mort,
tu me limes...longuement... Tu seras et ma gosse... et mon mec,
murmura-t-il la joue contre la table tandis que je l'astiquai
comme un démon.
Il parla encore mais, pris dans mon délire, je ne l'entendais
pas. Je n'étais plus qu'un pieu roide dans ce trou humide
et lisse, détendu. Je suivais la cadence de mes reins,
le bruit mat de mes couilles contres ses fesses ouvertes. Je
me crispai enfin... l'inondai... Je m'affalai un instant contre
lui et je vis qu'il souriait.
Bientôt nous étions habillés mais avant
de partir il me glissa dans la main une boule légère
de tissu blanc. C'était un slip avec des empiècements
en dentelle extensible sur les côtés et un petit
laçage discret devant. C'était le slip qu'il avait
aimé me voir porter.
- Reviens ma gosse... la prochaine fois, je t'habillerai en
fille, me dit-il au creux de l'oreille.
Après un dernier baiser, le magasin fermé, chacun
reprit sa route et son allure de mec décidé.
Et quelques jours plus tard... ( à suivre)