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Quatrième partie.
Toutes mes excuses pour ceux
qui ont du patienter longtemps avant d'avoir la suite de mon
histoire. Hé, les vacances c'est bien, et ça permet
d'avoir de nouvelles choses à vous raconter !
Nous barbotions toutes les trois
dans cette immense baignoire, jouant avec l'eau légèrement
huileuse et l'abondante mousse parfumée. Je voyais dans
les yeux de Tsin-lu que Vanessa était devenue pour elle
bien autre chose que l'objet de sa curiosité. Et voilà
qu'en quelques mots, j'étais devenue à mon tour
l'objet de mille questions.
- Je ne comprends pas...
- J'ai aimé, je veux dire
vraiment aimé, deux mecs à la fois.
- Mais ce n'est pas possible !
C'est... C'est... C'est pas normal !
Je souris derrière la mousse.
Ce fut Vanessa qui répondit à la question.
- Mais non, tu sais, la "normalité",
c'est une notion plus qu'abstraite... Nous vivons dans un monde
bancal, où l'on confond pas mal de choses, par exemple
amour et sexe...
- Pardon ?
- Je te donne rapidement un exemple
: le monde érige souvent la fidélité comme
un dogme...
Elle ne lui laissa pas le temps
de continuer.
- Mais c'est normal !
Ma blonde amie sourit, haussa
les épaules, puis lui répondit d'une voix très
douce mais d'un ton qui ne supposait pas d'objection :
- Attention à ce que tu
dis : c'est normal parce tu le penses VRAIMENT ou parce qu'on
te l'a toujours dit, ou encore parce que "l'on" a
toujours voulu que ce soit ce que tu penses ? Tu veux que je
te parle de ces couples où l'un des deux est si jaloux
que l'autre n'a pas le droit de regarder tel ou tel chanteur,
ou telle ou telle actrice ? De ce monde où l'on condamne
ce couple s'ils vont passer un bon moment à l'hôtel,
alors que personne n'oserait les condamner quand ils jouaient
au tennis, au bridge, faisaient du vélo, allaient au
resto, au cinéma, au bowling, enfin dieu sait où,
alors qu'en fait la quête est la même : avoir du
plaisir avec l'autre !
Elle venait de l'ébranler
dans ses certitudes comme jamais elle ne l'avait probablement
été.
- Heu...
- Je te laisse méditer
la question. Pourtant, nous sommes officiellement libres...
Le silence qu'elle eut en disait
plus que tous les longs discours.
Je laissais mes deux amies à
leur discussion de haute volée. Un autre jour, un autre
moment, c'est moi qui aurait sans doute mené le débat.
Mais là, la douce chaleur de l'eau, son parfum capiteux,
les exploits de tout à l'heure, tout cela me rendait
rêveuse et me plongeait dans une douce torpeur.
Ce que Vanessa venait de dire
au sujet des couples jaloux me replongea dans des souvenirs.
Vous allez dire que j'ai l'esprit bizarre, mais c'était
un tout petit détail qui me faisait repenser à
une petite aventure que j'avais eu quelques années plus
tôt.
A l'époque, je sortais
régulièrement avec un copain prénommé
Lupain. Un prénom pas courant, qui, mélangé
à notre manie de nous donner à tous des surnoms,
avait donné...Allez, un effort, devinez... Et oui, c'était
"Arsène". Cela le faisait bien rire...
Bête à dire, mais
pour moi, même au cœur de nos relations les plus folles,
je l'ai toujours appelé Arsène, à tel point
que j'ai oublié son véritable nom de baptême.
Nous avons passé quelques
mois ensemble, avant qu'il ne se fasse un copain au judo. Ce
qui me fait penser à lui, c'est que sa sœur -on choisit
ses amis, on ne choisit pas sa famille- était mariée
à un vrai con qui lui faisait une scène de ménage
à chaque fois qu'elle regardait Frédéric
François. Bon, d'accord, il n'est pas terrible comme
chanteur, mais elle ne méritait pas cela.
Revenons à mon Arsène
: avant d'en arriver à son copain de judo, nous avons
passé de délicieux moments ensemble. L'un de mes
meilleurs souvenirs, un de ceux qui me fait le plus chaud au
cœur, c'était une fois où il était parti
une semaine loin de moi pour son boulot.
Deux jours après, j'avais
reçu un paquet par la poste de sa part.
A l'intérieur, une longue,
longue robe, qui m'arrivait aux chevilles. C'était une
longue, longue robe en jean, léger bien entendu, qui
m'arrivait presque aux chevilles. Elle était serrée
à la taille, avec un col carré bordé de
dentelle blanche, de petites manches festonnées bordées
elles aussi de dentelle. A l'intérieur, il y avait un
pseudo-jupon, en dentelle blanche lui aussi, qui dépassait
de quelques centimètres la longueur de la jupe. Le bas
était si large que je pouvais presque prendre le bas
de la jupe, me mettre les bras en croix, l'on ne voyait toujours
mes pieds qu'à peine. Une vraie robe pour un mariage
de poupée du Far West... Sa forme mettait en valeur ma
taille de guêpe, et l'encolure révélait
ma petite poitrine d'alors.
Dans le paquet, un petit mot griffonné
de sa main.
"Portes-la quand tu viendras
me chercher à la gare.
Habilles-toi comme j'aime pour
ce jour-là mais aussi pour les autres jours.
Sois sage mais pas trop.
Tu me raconteras.
Bisous.
Ton Arsène."
Je décidais alors de faire
très exactement ce qu'il me demandait pour le reste de
la semaine, à la fois pour avoir quelque chose à
lui raconter, et puis, comme pour un jeu un peu masochiste,
"me faire monter la pression". Il n'était parti
que depuis deux jours et déjà il me manquait,
ses mains me manquaient, son sexe me manquait, et j'allais faire
en sorte qu'il me manque encore plus, pour que la rencontre
du retour soit encore plus explosive qu'elle ne l'aurait été.
Folle j'étais ? Peut-être...
Toujours est-il que j'avais décidé
de pousser le petit jeu très loin. Quand j'y repense,
je me dis que vraiment je n'étais pas nette à
l'époque (qui a dit que je ne le suis toujours pas ?).
Pendant les quatre jours restants
(j'avais reçu la robe le mardi et il rentrait le samedi),
je m'étais décidée à aller au boulot
en mini-jupe, avec des bas que je remonterais très haut
pour que cela ne se voie pas trop et, bien entendu, sans culotte.
Je crèverais de trouille d'être découverte
mais je le ferais. Las, la météo me joua des tours
: des trombes d'eau s'abattaient sur la ville, un vent à
décorner les cocus, un froid de canard, bref tout ce
qu'il fallait pour qu'une mini-jupe soit vraiment mal perçue
par mes employeurs. Je me rabattis donc sur des jupes m'arrivant
au-dessus du genou, des bas top et, puisque mes jupes étaient
assez longues, un string. C'est vrai, quoi, lorsque les vêtements
cachent tout, le plaisir du risque d'être cul à
l'air diminue considérablement.
Et puis, en y réfléchissant,
je me dis que c'était un mal pour un bien, je ne voyais
pas bien ce que j'aurais pu faire de plus excitant que mon idée
première pour exciter mon mec lorsqu'il reviendrait.
Par contre, comme j'étais habillée relativement
long, je décidais, pour augmenter mon trouble, de porter
en permanence des boules de Geisha.
Dans la rue, assise ou debout
au bureau, dans le bus, lorsque je faisais mes courses, lorsque
je faisais mon jogging, bref tout le temps, je sentais à
chaque instant, à chaque mouvement, les deux boules s'entrechoquer
au fin fond de mon ventre, ce qui me mettait, on s'en doute,
dans un état second. A chaque instant, elles me vrillaient
le ventre. Il suffisait, seule dans l'ascenseur par exemple,
que furtivement du bout de mon doigt je touche mon clitoris
pour que j'atteigne instantanément un état proche
de la jouissance. Et je le faisais cinq, six fois par jour,
à chaque fois ma folle excitation se calmait quelque
temps, et revenait de plus belle...
Et le soir, lorsque j'ôtais
mes boules et que je me promenais nue dans l'appartement, le
désir, bien loin de me calmer, se rallumait comme un
feu de forêt. J'allais souvent me coucher assez tôt
puisque rien ne m'intéressait à la télé,
et à nouveau je me caressais...
Presque à chaque fois,
je me donnais du plaisir classiquement, en me touchant. J'allais
même jusqu'à jouir comme cela, mais cela ne me
suffisait jamais.
Je sortais alors un gros gode
vibrant, un cadeau d'Arsène, et je me comblais ainsi.
Mais ce n'était pas Arsène,
c'était trop artificiel, trop convenu...
IL ME MANQUAIT !
Les quatre jours passèrent,
un peu comme dans un songe, à mi-chemin entre douce rêverie
et vrai cauchemar.
J'avais voulu m'exciter, je l'étais
! Je me voulais chargée comme une pile électrique,
je l'étais plutôt comme un réacteur nucléaire...
Enfin le jour J arriva et, vous
vous en doutez, j'avais décidé de lui sortir le
grand jeu, mais alors comme THE grand jeu. Toute une semaine
sans le voir, toute une semaine chaste (les caresses que l'on
se donne à soi-même, même six ou sept fois
par jour, ça ne compte pas), j'avais envie de lui en
mettre plein la vue pour qu'il m'en mette plein la ch....
Oh, pardon, une jeune fille ne
dit pas cela.
J'avais donc mis un porte-jarretelles
en dentelle de Calais tout blanc, des bas semi-autofixants eux
aussi blancs, et des escarpins noirs. Non, bien sûr, je
vous fais marcher (normal pour des chaussures), avec une robe
en jean, j'avais enfilé de petits tennis de toile blanche.
De culotte, je n'en avais nul
besoin, je venais de passer une bonne partie de la semaine quasiment
obligée d'en porter une et la robe était vraiment
très longue, mais cette fois c'était plutôt
une qualité. Il aurait fallu être complètement
folle pour s'encombrer de cet accessoire inutile, surtout un
jour comme celui-là, où j'allais plutôt
la jouer lingerie fine...
A ce moment de ma vie, je ne me
faisais pas épiler la chatte comme je le fais aujourd'hui.
J'eus donc envie de lui faire une surprise supplémentaire
: la veille, j'avais demandé à une copine de venir
me raser complètement la foufoune. J'aurais sans doute
pu le faire moi-même, mais comme elle était un
peu comme Tsin-lu, coincée avec les garçons, je
voulais lui montrer que je ne faisais pas que lui donner des
conseils coquins, je les appliquais à moi-même.
Je me retrouvais donc, à
l'heure prévue, sur le quai de la gare par ce début
d'été. Je sentais l'air glisser le long de mes
jambes, frôler mon sexe glabre comme celui d'une gamine,
entouré de délicieuses jarretelles blanches. De
petites talonnettes dans mes tennis m'obligeaient un peu à
me cambrer, ce qui faisait saillir ma poitrine. Je me sentais
si belle et désirable que j'en mouillais doucement, ce
qui m'inquiétait un peu. Les femmes qui me croisaient
se retournaient sur ma robe, mais pour elles rien ne semblait
anormal.
Comme souvent avec la SNCF, le
train avait un peu de retard. Je décidais de continuer
à attendre ici, sur le quai, plutôt que d'aller
prendre un café au café d'en face.
Tranquillement assise sur un banc,
j'observais la vie autour de moi, les gens qui allaient et venaient,
des amoureux qui s'embrassaient, quelques bidasses qui discutaient
à haute voix, des enfants qui criaient, là-bas
une femme qui faisait des grands signes à son amour invisible
en pleurant...
Bref tout ce qui constitue le
peuple hétéroclite, bigarré et attachant
d'une gare.
Un train vint se mettre à
quai derrière moi, faisant un vacarme d'enfer lorsqu'il
tamponna le butoir de la voie. Il était vide, attendant
son prochain lot de voyageurs bruyants et dissipés. Je
remarquais, en comparant les écrans des heures de départ
et la destination qui était affichée sur ses flancs,
qu'il ne partirait que dans plus de deux heures.
Enfin son train arriva, j'en tremblais
d'excitation. Encore quelques instants à attendre, puis
enfin il s'immobilisa dans un grincement de freins assourdissant,
puis les portes s'ouvrirent.
IL était là, debout,
en haut des marches, en face de la porte du wagon.
Il laissa passer quelques personnes
d'un certain âge, puis enfin il descendit. Pas un mot
entre nous ne fut échangé : à peine en
bas des marches du wagon, je l'enlaçais en l'embrassant
de tout mon cœur. Nos langues jouaient l'une avec l'autre, je
me sentais fondre, mais fondre au sens propre, entre mes jambes...
J'aurais voulu qu'il me prenne là, au beau milieu du
quai de gare, sur le tas de sacs de courrier de la poste que
les cheminots déchargeaient, avec tout ce monde autour,
que tout le monde sache que j'avais une envie folle de sentir
sa bite bien dure me remplir la chatte là, ici, là,
tout de suite...
Bien entendu nous n'en fîmes
rien, mais je l'entraînais immédiatement par la
main, toujours sans un mot, dans le train d'en face, qui était
toujours vide. C'était un Corail, si je me souviens bien,
si bien que les vitres teintées "miroir" rendaient
invisible de l'extérieur ce qui se passait à l'intérieur.
A peine entrés dans le
wagon, je le tirais dans un compartiment tout aussi vide que
le train tout entier.
Sans un mot, je m'agenouillais,
et j'entrepris de sortir cette belle queue qui me faisait tant
envie. J'ouvris les boutons de son jean, et avec une certaine
difficulté puisque son membre était déjà
dur comme du bois, j'extirpais l'objet de toutes mes convoitises.
L'instant d'après, ma langue courrait sur le cordon de
son gland, tournait tout autour, tandis que de mes mains habiles,
je malaxais ses bourses gonflées de désir. J'allais
et venais, l'embouchais à m'en étrangler, je faisais
courir mes dents le long de sa verge tuméfiée,
c'était si bon... Puis, je faisais mine de le mordre,
mes dents griffaient alors doucement son membre raide comme
du bois, insistant sur son gland violacé... Ce petit
manège d'enfer ne dura pas bien longtemps, soudain je
sentis qu'il prenait ma tête à pleines mains, tirant
violemment mes cheveux, puis son bassin se révulsa, et
il poussa un cri étouffé, tandis qu'un flot de
semence brûlante giclait au fond de ma gorge. J'en pleurais
de bonheur...
Il m'attrapa par la main, m'assis
presque brutalement sur la banquette, s'empêtra quelques
instants dans mon jupon, puis retroussa enfin d'un geste mon
immense robe, dévoilant ma chatte lisse et trempée.
- Mais... Tu t'es rasée
la chatte ?
- Pourquoi ? Elle ne te plaît
pas, ma chatte de gamine ?
- Tu rigoles, ça m'excite,
plutôt !
- Viens me la lécher, alors...
Il était à peine
à genoux et déjà sa langue allait et venait
dans mon con en éruption. Il me léchait comme
lui seul savait le faire, dégageant mon bourgeon brûlant
de deux doigts délicats pour mieux le mordiller, mêlant
adroitement douleur et incroyable tendresse. J'inondais la banquette
comme un fleuve en crue... Je le sentais s'immiscer entre mes
lèvres aussi loin qu'il le pouvait, des doigts forçaient
mon antre, le plaisir montait, montait... A chaque instant,
je me disais que j'allais jouir l'instant d'après, mais
cette jouissance ne venait pas... Il mordillait doucement mon
clitoris, déclenchant d'incroyables vagues de plaisir,
irradiant tout au fond de mon être... C'était un
arc qui se tendait, qui se tendait, qui se tendait sans cesse
et de plus en plus, la corde semblait prête à casser
mais tenait toujours, attendant que son tireur ne la lâche
enfin...
Puis, au moment où j'étais
sûre que cette fois j'allais jouir, il s'arrêta
brusquement. J'étais dans un tel état que je crus
que j'allais le tuer sur-le-champ. Sans un mot, il me retourna
en levrette, et je sentis sa queue entrer brutalement en moi,
un peu comme dans un pot de miel.
Je manquais de m'évanouir
de bonheur...
Il me pistonnait comme un furieux,
et je voyais, à travers la vitre sur laquelle je me tenais,
sur l'autre quai, une foule de passagers d'un autre train en
descendre... J'avais beau savoir qu'ils ne pouvaient rien voir,
c'était une sensation absolument exquise... Moi, à
quatre pattes sur la banquette, le cul à l'air, sur le
point de jouir comme une démente, et Arsène derrière
moi qui me bourrait la chatte comme jamais, et des centaines
de gens qui passaient à quelques pas de nous, sans se
douter un seul instant de la scène qui se jouait à
quelques mètres d'eux...
La façon dont ses mains
s'accrochaient encore plus fort dans mes hanches, son sexe qui
enflait encore au fond de mon ventre, ses grognements de bête
en rut, les gouttes de sa sueur qui tombaient sur mes reins
offerts, tout cela augmentait encore mon plaisir, et je sentais
que mon orgasme, trop longtemps retenu, allait être absolument
dévastateur. Lorsque Arsène libérerait
sa semence, même le TGV à pleine vitesse ne parviendrait
pas à couvrir mon hurlement libérateur...
C'est alors que l'incroyable se
produit. Le train ! Le train partait ! Le train, pourtant toujours
vide, partait avec nous !
Il n'eut que le temps de se retirer
de moi et de refermer tant bien que mal sa braguette, en rangeant
difficilement Azor toujours aussi raide malgré ce qui
se passait, tandis que pour moi l'opération était
plus simple puisque je n'avais même pas une culotte à
ramasser, ma robe reprenant sa place instantanément.
Tout juste avais-je à vérifier que le jupon dépassait
tout autour...
Une fois sur le quai, alors que
le train s'éloignait, j'étais à deux doigts
d'en pleurer de rage. Le petit animal à l'intérieur
de moi continuait de me ronger les entrailles, j'étais
toujours électrique comme je le suis quand je n'ai pas
joui alors que j'en crève d'envie...
Nous n'échangeâmes
pas un mot. Que dire ? Des banalités sans intérêt
? Je n'en avais rien à faire de savoir si son contrat
était signé ou non, si son voyage avait été
bon ou non (les longs voyages en train, même en première
classe, sont toujours très éprouvants sans que
personne ne sache vraiment pourquoi) non, tout ce que je voulais
c'est l'avoir auprès de moi, et même à cet
instant précis de l'avoir au fond de moi.
Nous habitions à deux pas
de la gare. Pour rentrer chez nous, nous avions la possibilité
de bêtement suivre la rue ou de traverser un grand square,
un petit parc boisé formé par une multitude de
petits chemins bordés d'arbustes. Il était fermé
la nuit, cela aurait été un coupe-gorge de première
pour qui s'y serait aventuré passé une certaine
heure, mais le jour, c'était l'endroit rêvé
pour tous les amoureux, jeunes ou vieux, officiels ou adultères.
L'on y rencontrait aussi des jeunes
mamans occupées à promener leur petit dernier,
tandis que d'autres enfants un peu plus grands étaient
occupés à rejouer la finale de la coupe d'Europe
de foot, refaire une étape du tour de France, sans compter
les multiples régates de bateaux miniatures sur les petits
plans d'eau autour des fontaines, et les châteaux de sable
forcément toujours plus beaux parce toujours plus grands.
L'on y croisait aussi quelques vieilles dames promenant leurs
petits chiens, bref cet endroit ressemblait à un petit
bout de paradis posé au beau milieu de la ville.
Au détour d'un petit sentier
bordé d'arbustes en fleurs, j'entraînais mon Arsène
par la main. Il y avait là, en léger retrait du
chemin, un banc donc le dossier n'avait pas résisté
aux outrages du temps. Je m'y assis à califourchon, relevant
ma robe pour y parvenir, jouant avec le jupon, mais faisant
attention à ce qu'un regard indiscret ne découvre
pas ce que je portais sous ma robe.
Il me regarda, étonné.
- Mais que fais-tu ? Je croyais
que tu étais pressée ?
- Fais plutôt comme moi...
Non, comme moi, à califourchon.
Il s'exécuta.
- Viens tout près de moi...
Il s'approcha un peu de moi, et
je vins si près de lui que je dus relever ma robe sur
ses genoux. En le regardant dans les yeux, mes mains fouillant
sous le tissu, je commençais à chercher sa braguette,
invisible de tous puisque ma robe cachait tout, puis je libérais
son membre dont la raideur aurait fait honte aux statues de
pierre qui nous entouraient. Il sourit.
- Tu es folle...
- De toi, seulement...
L'instant d'après, j'avais
soulevé un peu mon bassin, et mes jambes étaient
serrées derrière lui, dans une version revisitée
du "à cheval gendarme" de notre enfance. Son
sexe s'enfonça d'un trait dans le mien, je dus serrer
les dents pour ne pas jouir instantanément. Là-bas,
à quelques dizaines de mètres, cachés par
les arbustes, des enfants jouaient, des gens passaient, mais
ma robe cachait tout du corps du délit, ou plutôt
du délire...
Les jambes nouées derrière
lui, je bougeais très doucement, il accompagnait mes
mouvements tout en douceur, faisant à peine coulisser
son dard tendu comme un arc (encore) dans mon fourreau de feu.
Il ne fallait pas se faire remarquer, et puis nous avions envie,
cette fois, de faire durer le plaisir autant que nous le pourrions...
Après tout, si nous avions voulu, l'appart que nous partagions
(le sien, en fait) n'était qu'à quelques minutes
à pied. Là-bas, nous aurions pu faire l'amour
dans toutes les positions sans aucune retenue, mais aussi hélas
sans aucun risque...
- Doucement, on pourrait nous
voir...
- Tu ne crois pas si bien dire...
Un couple de vieilles personnes
passa à peine à quelques mètres de nous,
se tenant tendrement par la main, nous décrochant non
pas un œil plein de reproches comme nous nous y attendions mais
un sourire amusé... Pour eux, nous n'étions que
deux amoureux en train de nous bécoter... Pourtant, là,
sous ma robe, le sexe d'Arsène était bel et bien
fiché au fond de moi... Je serrais et desserrais doucement
mes muscles vaginaux, je le sentais se gonfler de plus en plus
dans mon ventre, tandis que l'action constrictrice de ma chatte
faisait que je le sentais davantage à chaque instant.
Un plaisir raffiné, délicat et cependant très
fort, à l'exact opposé de cet acte carrément
bestial (mais lui aussi franchement jouissif) que nous avions
commencé dans le train... Ses mains posées sur
le bas de mes reins accentuaient notre très léger
mouvement de va et vient, et lorsqu'il arrêtait de m'embrasser,
son regard me disait que lui aussi dégustait ce bonheur
aussi inattendu que peu courant. Lui qui n'était pas,
mais alors pas du tout, exhibitionniste, il était en
train d'adorer cette situation aussi excitante que dangereuse.
Au bout de quelques minutes de ce manège, je vis dans
ses yeux qu'il était à deux doigts d'exploser
au fond de moi lorsqu'un flic passa. Nous avons simplement interrompu
nos mouvements du bassin, et il est passé, le sourire
aux lèvres. Je me fais peut-être des idées,
mais quelque chose me dit qu'il savait exactement ce qui se
tramait là, sous ma robe. Par contre, Arsène qui
était sur le point de jouir redescendit instantanément
parmi le monde d'ici.
- J'ai eu peur...
- Moi aussi...
- On continue ?
- L'on n'arrêtera que lorsque
tu auras joui...
- Ça va être dur...
- Justement...
Bigre, avoir du plaisir, ce n'était
pas difficile, j'en avais depuis l'instant où son sexe
m'avait pénétré, mais jouir vraiment, cela
promettait d'être délicat, surtout sans se faire
remarquer.
Nous venions de recommencer lorsqu'un
tout jeune couple vint s'asseoir sur le banc d'en face, banc
qui avait toujours son dossier. Lui, un petit brun, de superbes
yeux bleus et une allure juvénile carrément craquante.
Elle, un tout petit peu plus grande, des cheveux d'or tombant
en cascade sur ses épaules, et des yeux verts magnifiques.
D'où j'étais, je voyais les tétons de sa
poitrine à peine naissante qui déjà voulaient
passer au travers de son sage chemisier boutonné jusqu'en
haut. Mais quel âge avaient-ils ? Je ne leur donnais pas
quinze ans, même si la façon dont ils s'embrassaient
laissait supposer qu'ils n'en étaient pas à leur
première rencontre...
Arsène me dit à
voix basse
- Ça, c'est un nouveau
challenge...
- Ça va être encore
plus difficile, maintenant...
- Je ne veux rien savoir... On
continue, et tu vas jouir, je te le jure...
Joignant le geste à la
parole, il venait de recommencer son lent va et vient. Sa verge
dure comme du bois allait cette fois plus loin, tout au fond
de moi. Elle butait doucement sur ma matrice, et je serrais
aussi fort que je pouvais mon sexe fou de cet hommage dont il
rêvait depuis si longtemps. Les deux jeunes en face ne
voyaient rien, occupés qu'ils étaient à
s'embrasser comme des forcenés. Au bout de quelques instants
à peine, je dus faire un énorme effort de concentration
pour ne pas me laisser aller, ne pas crier. Mais la bite d'Arsène
continua encore et encore, tout doucement mais sûrement,
son travail de sape, et je ne puis plus me retenir, je me retournais
vers les bosquets et je jouis en serrant les dents... Je n'avais
presque rien dit mais les deux amoureux s'étaient retournés
et nous regardaient bizarrement...
- Ça ne va pas ?
J'étais incapable de prononcer
un mot. Cet orgasme aussi violent qu'inattendu m'avait coupé
le son, j'en étais encore pantelante. S'il avait fallu
que nous déguerpissions, j'étais mal de chez mal...
Entre ma jouissance et la position, disons-le carrément,
bizarre, j'avais à la fois des fourmis dans les jambes
et le manque total d'énergie dû au plaisir, alors,
pour bouger... Ce fut donc Arsène qui répondit.
- Non, tout va bien... Elle s'est
juste coincée le doigt...
Les deux zouaves, malgré
leur jeune age et même s'ils étaient loin de se
douter de la vraie vérité, n'étaient pas
dupes, ils savaient bien qu'il y avait autre chose, mais quoi
? Mais peu leur importait, ils recommencèrent à
se bécoter comme si de rien n'était. Mais pour
nous, nous passions à la partie la plus difficile de
l'opération, le "désarrimage". Et oui,
pour moi, pas de problème, mais pour lui, pas question
de se relever sans précautions, la bite à l'air
avant de la remettre dans son froc. (J'aime la grosse frite
qu'il a dans son bock !) Et puis la folle excitation due à
la situation faisait qu'il n'avait pas complètement débandé
!
Le destin nous sourit, puisque
quelques instants plus tard, nos deux amoureux partirent, toujours
en se tenant par la main. Arsène se leva un instant plus
tard, remballa son outil, et me pris par la main.
- Tu m'étonneras toujours...
- Tu m'as tellement manqué...
- J'ai vu cela !
Je lui répondit, sur un
ton coquin qui signifiait qu'il n'avait rien vu.
- Si on rentrait ? J'ai encore
envie, moi, et j'ai encore un creux à combler...
- Alors rentrons...
Pendant que je marchais, mon absence
de culotte et le fait que je ne m'étais absolument pas
essuyée faisait que je sentais son foutre couler le long
de mes cuisses. C'était une sensation curieuse, à
la fois désagréable par elle-même et en
même temps excitante de part ce qu'elle signifiait. C'était
un peu de lui qui coulait là !
A peine chez lui, nous refîmes
l'amour comme des bêtes, mais je ne me souviens plus des
détails. De toute manière, je pense qu'un couple
qui fait l'amour tranquillement dans un lit vous intéresse
beaucoup moins que lorsque c'est original et risqué.
Moi, personnellement, je préfère
de très loin l'amour fantaisie à l'amour tradition,
et c'est même pour cela que je vous raconte mes aventures
!
Houlà, voilà
que l'on va encore me reprocher d'écrire des histoires
trop longues. Aussi, j'arrête là et vous donne
rendez-vous pour la suite dans "la guerre 5". N'oubliez
pas de m'envoyer vos impressions sur mon mail !