.
> Mon
premier récit ayant plutôt été bien
accueilli, du moins de meilleure manière que je le pensais,
je me permets d'envoyer cette nouvelle aventure.
Je tiens tout de même
avant de commencer mon récit à répondre
aux critiques faîtes à mon précédent
texte (Un jh qui a rencontré l'amour bizarrement n°
2469).
Tout d'abord j'accepte volontiers
cet exercice et je pense que la critique est une bonne chose
car après m'être relu sous ce nouvel angle je me
serais également " noté " de la même
manière. Donc je tiens à remercier les personnes
qui nous permettent de nous améliorer en faisant l'effort
de nous lire.
Ensuite, je tiens également
à préciser que si ce récit est " un
peu macho " c'est peut être que je le suis également
un peu dans la vie (mais je fais tout pour m'améliorer
;-).
Quand à la fin très
chaude de ce récit, étant basé sur une
histoire qui m'est réellement arrivé, j'ai essayé
d'être le plus fidèle possible à la réalité
des faits et des propos qui ont pu être tenus. Il est
cependant vrai que cette partie aurait mérité
d'être " édulcorée " et j'en prends
ainsi bonne note grâce à toutes vos remarques.
Comme j'ai déjà pu l'indiquer à certains
lecteurs qui m'ont gentiment contacté, je souhaite écrire
deux récits totalement réels et vécus avant
de m'essayer à des choses beaucoup plus romancées.
C'est essentiellement pour cette raison que je vous propose
donc de lire une histoire qui m'est arrivée alors que
j'étais plus jeune et que je commençais ma carrière
professionnelle. Bonne lecture. Petit avertissement tout de
même, ce texte est assez long car je l'ai écrit
(en guise de souvenir) sous la forme d'une nouvelle plus que
d'une brève histoire.
Une mission rondement menée
Pour commencer, je tiens à
me présenter, mon nom est Thomas et à l'époque
où se passe l'histoire que je vais vous raconter, je
travaillais dans un grand cabinet de consulting financier pour
lequel j'œuvrais en tant qu'ingénieur développement
et accessoirement en tant que consultant sur les audits impliquant
des parties informatiques. Ce premier poste d'ingénieur
m'a permis d'avoir un grand souvenir que je me propose de vous
raconter.
Tout commence sur une mission
pour laquelle j'avais été détaché
du service, dans lequel je travaillais, pour intégrer
l'équipe d'audit. Un jour, en fin de soirée, je
trouvais un post-it sur mon écran m'indiquant "
rdv 20 heures mon bureau. André ". Interloqué
par un message aussi directif, je me rendais au rendez vous
concocté par le grand chef.
Je frappais à la porte
et d'une voix forte, presque un cri, ce dernier me demandais
d'entrer :
- Installes toi, j'en ai pour
deux secondes.
- Bonjour...
Le patron était en pleine
discussion avec un gros client chez lequel nous devions intervenir,
du moins, une de nos équipes devait intervenir. La discussion
était plutôt agitée et j'essayais de ne
pas faire attention à ce qui se disait. Cependant une
phrase attira mon attention :
" Monsieur, je vous assure
qu'il n'y a pas à vous inquiéter, je suis en ce
moment même avec notre spécialiste en architecture
et il assistera à chacun des entretiens pour superviser
tous les problèmes techniques qui pourraient intervenir
".
Et voilà, d'un seul coup
je me retrouvais propulser comme " spécialiste architecture
" alors que j'avais fini mes études il y avait très
peu de temps et que ce travail était mon premier poste
en tant qu'ingénieur. Alors que j'étais un peu
ailleurs la conversation continuait sur un ton un peu plus cordial,
puis pris fin.
- Bon Thomas, tu as entendu ?
- Oui, mais je ne sais pas trop
de quoi il s'agit.
- Je te résume, nous venons
de décrocher un énorme contrat chez XXXX (un gros
éditeur de logiciel) qui nous commande un audit financier
et organisationnel. Cependant il nous oblige à avoir
un ingénieur spécialisé dans les équipes
d'intervention, par conséquent tu es tout désigné.
C'est le moment de sauter dans le grand bain ! Qu'est-ce que
tu en penses ?
- Ben... Je ne sais pas trop,
j'ai déjà énormément de travail
et je ne vois pas comment je pourrais caser cela en plus dans
mon agenda ?
- C'est simple, tout le reste
passe après, tu intègres l'équipe dès
demain, comme je suis sur la mission je ferais les présentations
demain matin à 9 heures précise. Voilà,
tout est dit à demain.
Un peu sous le choc, je sors
du bureau du patron en essayant d'analyser la situation. Après
moult réflexions, je finis par me dire que finalement
ce n'est peut être pas une mauvaise chose de diversifier
mon expérience professionnelle et partir en déplacement
ne me fera pas de mal.
Le lendemain, je me présente
à la réunion, un peu stressé, car je n'ai
pas encore l'habitude de ce type d'exercice. Après une
brève présentation, André, le grand chef,
passe aux présentations.
- Donc voilà, je vous
présente Thomas, pour ceux qui ne le connaissent pas
encore.
- Bienvenu, clame alors collectivement
l'équipe.
- Merci.
Heureusement, tout se passe bien,
tout le monde essaye de me mettre rapidement à l'aise.
Je connais déjà quelques personnes dans la salle
et notamment Eric et Jacques avec lesquels je collabore sur
un projet d'automatisation du système d'information interne.
Les deux compères fonctionnent toujours en tandem car
ils s'entendent plutôt bien, ont à peu près
la cinquantaine tous les deux, et plus ou moins les moins centres
d'intérêts.
Le reste de l'équipe est
composée de personnes que je ne connais pas bien, mais
que j'ai déjà croisé au fil du temps lors
de divers événements dans l'entreprise. Collabore
donc à l'équipe des personnes aux profils assez
variés, il y a notamment Anne, une charmante femme d'une
quarantaine d'année, Jean qui est notre juriste émérite
et qui doit bien avoir une petite soixante d'année et
enfin Joëlle et Sandra.
Joëlle est plutôt
mignonne, je l'avais déjà remarquée plusieurs
fois dans les couloirs, elle a seulement quelques années
de plus que moi, environ 35 ans, mais elle a également
un sacré caractère, en fait je crois que personne
ne peut la sentir, c'est une vraie peau de vache aux dires des
autres. Plus précisément, je pense que c'est une
sorte de plante vénéneuse ou de mante religieuse,
et comme on dit : " qui s'y frotte s'y pique ". Il
faut tout de même ajouter qu'en la voyant, une seule envie
me vient à l'esprit, c'est d'aller m'y frotter ;-).
Sandra quant à elle doit
avoir environ 29 ans, elle est charmante également, je
ne la connais pas trop, mais elle a l'air drôlement timide,
ce qui est plutôt rare dans ce domaine d'activité.
En fait, je l'ai croisée une ou deux fois seulement,
elle est dans la société depuis peu de temps et
s'intègre parfaitement dans le paysage, à la limite
de l'effacement. On peut dire qu'elle rentre dans une espèce
de moule " consultante " qui la rend plutôt
banale, bien que de prime abord sympathique.
Pour compléter le tableau,
il y a aussi dans le groupe, une assistante, en fait un assistant,
qui sera chargé de toutes les retranscriptions lors des
réunions et des entretiens. Il se nomme Gabriel. Lui
aussi je le connais un peu car nous avons eut l'occasion de
nous rencontrer en dehors du bureau, c'est un fêtard comme
moi ! Il nous est arrivé à plusieurs reprises
de faire la tournée des grands ducs ensemble par l'intermédiaire
d'ami(e)s communs.
Pris par toutes ses considérations,
et le fait que j'essayais de jauger la personnalité de
chacun, j'en oublies la réunion et laisse libre court
à mes pensées. Cependant une phrase me ramène
à la raison, c'est André, le " big boss ",
qui la prononce en guise de conclusion :
- Si la mission foire avec les
garanties qui nous sont demandées, nous sommes tous au
chômage !!! Par contre si tout se passe bien, tout le
monde en profitera et vous n'aurez pas à le regretter.
Alors Mesdames, Messieurs, si vous êtes au point, au boulot
! Vous avez trois mois pour transformer cette entreprise.
Et bien voilà une phrase
qui a mis tout le monde au diapason. Les objectifs étant
fixés, la mission pouvait commencer. Nous étions
en mars et nous partions pour trois mois de travail intensif.
Nous sommes donc arrivés dans cette entreprise avec comme
ambition d'en faire une organisation innovante et financièrement
saine. La tâche n'était pas facile, et pourtant,
alors qu'aucun de nous, ne l'aurait parié, nous avons
mené à bien cette mission avec une très
grande efficacité en à peine 9 semaines.
Peut être était-ce
du à l'enjeu, mais toute l'équipe s'était
surpassée et avait effectué un formidable travail
sans que personne n'ait à hausser le ton. Mi-juin, nous
en étions donc déjà à la réunion
de clôture de l'intervention et nous nous apprêtions
à passer le relais à l'équipe qui serait
chargée du suivi du compte. Bien entendu, la quantité
phénoménale de travail qu'il avait fallu fournir
nous avait tous laissés des traces et la fatigue se faisait
sentir dans les rangs de " l'équipe de choc ".
C'est donc avec un sentiment de fierté, mêlé
de fatigue, que nous nous rendions à la réunion
de clôture.
Ce genre de réunion est
particulièrement étrange car il y règne
une atmosphère plutôt électrique, surtout
lorsque tout ne s'est pas déroulé correctement.
C'est souvent à ce moment précis que les têtes
tombent !
Heureusement, pour ma première
réunion de ce type, l'ambiance était plutôt
détendu car tout le monde savait que la réunion
se déroulerait sous le sceau de l'autosatisfaction. C'est
évidemment ce qui se passa. André pris la parole
et se réjouit de la conclusion de la mission, le client
était plus que satisfait puisqu'il signait un nouveau
contrat sur une nouvelle unité du groupe pour la rentrée.
- Je sais que les derniers mois
ont été particulièrement durs pour chacun
d'entre nous, que vous avez bossé quasiment tous les
week-end, donc je vous propose de passer une petite semaine
en "aux frais de la princesse" dans le sud de la France,
chez moi.
- Un peu surpris, je lâchais
un petit, c'est sérieux ???
- Bien sûr que c'est sérieux,
vous bloquez tous vos agendas pour la semaine prochaine et pas
d'excuses, tout le monde en profites.
- Merci, c'est vraiment terrible,
s'exclame alors Gabriel notre assistant.
A cet instant, nos regards se
croisent et il me dit discrètement que nous allions pouvoir
" se faire une ou deux grosses fêtes histoire de
se détendre " tout en concluant sa phrase par un
large sourire. Sandra quant à elle, tentant de refuser
l'invitation, se vit répliquer de suite par André
qu'il fallait savoir en profiter dans la vie, presque agacer
par cette tentative de refus.
Voilà, le rendez-vous
" professionnel " dans le sud, était pris.
J'étais vraiment aux anges, je n'étais pas dans
la société depuis longtemps et voilà que
déjà j'étais invité chez le patron
après avoir réussi brillamment la mission qui
m'avait été confié. Après une telle
annonce, la semaine se déroulait très, très,
très lentement.
Chaque personne de l'équipe
ne pensait plus qu'à une seule chose, prendre du bon
temps au soleil. Avec la fin de mes études, je n'étais
pas parti au bord de l'eau depuis un moment, et j'avoue que
je devais vraisemblablement être le plus impatient de
l'équipe.
En fait, je suis un passionné
de plongée, passion que je dois souvent mettre entre
parenthèse depuis que j'ai une activité professionnelle.
Après quelques renseignements sur le déroulement
du séjour, je me rendis compte que je pourrais en profiter
pour faire un peu d'apnée et de chasse, donc je me hâtais
de récupérer mon matériel et de tout préparer
pour le séjour.
Le jour du départ arrivait
lentement.
Direction LE SOLEIL
Voilà, c'est l'heure maintenant,
je descendais de chez moi précipitamment pour alpaguer
un taxi et me rendre au rendez-vous, prêt pour une semaine
de folies ensoleillées. A peine arrivé, je vis
déjà toute l'équipe en train de m'observer
et éclater de rires pendant que je m'approchais d'eux.
En passant devant une glace sans teint je compris de suite ce
qui les faisait rire. Avec mon matériel, plus ce que
j'avais emmené pour me changer, on pouvait facilement
croire que je partais pour six mois. Les réflexions à
ce sujet fusèrent de toutes parts, Anne me demandant
même si je comptais m'installer sur place. C'est donc
dans la bonne humeur et avec un peu d'ironie à mon encontre
que tout le monde embarquait dans le train direction Le Soleil.
Le voyage se passa dans le calme,
les uns lisant pendant que les autres discutaient ou bien dormaient
par intermittence. Une fois sortis du train, nous sommes attendus
par un minibus chargé de nous amener jusqu'à la
maison d'André.
Le voyage dura suffisamment longtemps
pour que je puisse profiter du paysage et me remémorer
les bons moments que j'avais déjà passés
dans cette région avec mes parents, puis plus tard avec
mes amis. Pris par mes pensées je ne vis pas que nous
approchions de la maison, c'est seulement lorsque le chauffeur
mis un coup de frein pour attendre l'ouverture de la barrière
que je me rendis compte que nous étions arrivés.
Moi qui m'attendais à
une petite maison de campagne, je fus saisi par un sentiment
d'immensité. En guise de maison de campagne, nous nous
trouvions dans un mat provençal gigantesque donnant sur
la mer et entouré d'une véritable forêt
de pinèdes. La descente du bus fus encore plus saisissante,
la climatisation ayant anéantie les odeurs, ainsi que
la chaleur de l'endroit.
Se fut alors comme une bouffé
d'oxygène après une longue plongée en apnée.
La chaleur mêlée aux odeurs de pins et d'herbes
fraîchement coupées, dans un brouhaha de cigales,
prit tout le monde aux tripes. Je respirais à pleins
poumons ce véritable morceau de Provence, à la
limite de la caricature (il ne manquait plus que le pastis :-).
Soudain, je me mis à rire
tout seul. Sans que personne ne comprenne pourquoi, je me dirigeais
vers la mer, me souvenant d'une habitude que j'avais pris avec
mon père et que j'avais toujours respecté, tel
un dogme, qui était d'aller directement nous baigner
dès que nous descendions de voiture.
Après avoir traversé
un magnifique jardin à la Provençale, et pris
l'escalier de bois qui permettait d'accéder à
la plage, je me débarrassais de mes vêtements tout
en continuant à avancer. Accélérant le
pas, suite à cette longue course, je plongeais dans l'eau
totalement nu. Immédiatement je sentais le contact de
l'eau salée sur ma peau. Une fois bien rafraîchis,
je récupérais mes vêtements et je remontais
tout doucement vers la villa après m'être à
moitié rhabillé.
Le retour fut un peu plus posé,
je pus apercevoir qu'une immense piscine trônait au milieu
d'une terrasse aux pierres ocres. Je vis en m'approchant que
mes affaires avaient été déposées
près d'un transat. Je les empoignais et j'entrais dans
la maison par les portes fenêtres de la terrasse. L'extérieur
de la maison était à la hauteur de son intérieur,
richement meublé et accueillant. Je retrouvais notre
hôte qui m'indiquait ma chambre au premier étage.
Je rejoignais ma chambre et déballais
tranquillement mes affaires quand Sandra arriva dans la pièce.
Avant d'entrer elle frappa à la porte et me demanda si
je venais les rejoindre au bord de la piscine pour prendre un
apéritif. Toujours partant, il fallait tout de même
que je me change. Cependant, quelque chose me choqua, je trouvais
Sandra changée. Elle coupa court alors à mes songes
:
- Je t'attends ?
- Oui s'il te plaît, mais
deux secondes, il faut que je me change.
- Ok.
Bien qu'elle me dise " ok
" elle ne sortait toujours pas de la chambre. Mon visage
devait marquer mon état de surprise car elle s'empourpra
et me dit :
- Tu veux peut être que
je sorte ? De plus en plus pivoine.
- Oui ce serait plus simple.
- Oh tu sais après la démonstration
que tu nous as fait ce matin. Aussitôt cette phrase prononcée,
elle tournait les talons et refermait la porte derrière
elle.
Dans quelle situation me suis-je
mis ? J'ai oublié ce matin que nous n'étions pas
en vacances avec des amis mais avec des collègues de
bureau. J'espérais que personne n'avait mal pris mon
comportement de ce matin. Après ma petite victoire personnelle
de ces dernières semaines, cela était vraiment
stupide de tout remettre en cause parce que je ne savais pas
me tenir en public.
J'enfilais rapidement short,
Tee-shirt, et sortis de la chambre en prenant au passage une
serviette de bain. Surpris, Sandra m'attendait patiemment de
l'autre côté de la porte.
- Tout le monde m'a vu ce matin
?
- Non, j'étais toute seule.
Les autres étaient en train de déballer leurs
bagages.
- Tu n'as pas mal pris mon comportement
? Je tâtais le terrain, on ne sait jamais, les bruits
de couloir étant tellement rapides en pareil cas.
- Non pas du tout, même
si j'ai trouvé ton comportement un peu étrange.
Afin de dissiper tout malentendu,
j'expliquais pourquoi j'avais eu ce comportement " un peu
étrange " et expliquais à Sandra d'où
me venait cette habitude.
- C'est une drôle de tradition.
J'espère que je ne serai pas obligée de la suivre
maintenant ? En finissant sa phrase elle me regardait et voyant
que je ne sais pas trop si elle plaisantait, elle éclata
de rire en me tapant sur l'épaule. J'en profitais alors
pour essayer de dédramatiser un peu la situation qui
devenait un peu pesante pour moi.
- Tu n'es pas obligée mais
si tu veux te joindre à moi la prochaine fois, nous pratiquons
cette messe chaque fois que nous arriverons pour la première
fois au bord de la mer dans un endroit que nous connaissons
pas. Nous allons rejoindre le reste de la troupe ?
Nous rejoignions rapidement la
terrasse sur laquelle l'apéritif avait apparemment bien
débuté. La vision de mes collègues de bureau
habillé " en touriste " me fit rire. Si ce
n'est le lieu somptueux dans lequel nous nous trouvions, qui
aurait pu dire que les personnes regroupées dans cet
endroit étaient des cadres de haut niveau. C'est étrange,
mais la façon dont chacun d'entre eux était habillé
donnait une sorte d'impression de voyeurisme comme si nous voulions
donner aux autres une image personnelle de ce que nous pouvions
être au dehors du bureau dans la vie réelle. Situation
cocasse, à la fois impudique et intéressant, que
nous offrait ce premier apéritif. A ce moment même,
André s'approcha de moi, et je ne pus m'empêcher
de me questionner sur le phénomène par lequel
un homme aussi élégant avait pu aussi rapidement
se transformer en cet être en short et en marcel blanc
! La situation était décidément vraiment
drôle.
- Tu prends un verre ?
- Oui s'il vous plaît.
- Non ici c'est s'il te plaît.
Et voilà je marquais encore
un point, maintenant il fallait même que je tutoie le
chef. Cette mission était une véritable bénédiction.
Je naviguais, verre en main,
entre les personnes de l'équipe en adressant des petits
commentaires dans les discussions. Au fil de mes déplacements
je me retrouvais plusieurs fois face à Sandra. Chaque
fois que je la croisais, je ne savais pas pourquoi, mais je
ne pouvais m'empêcher de la trouver changée.
- Encore toi ?
- Oui, je suis payé pour
te surveiller aujourd'hui.
- Ah, première nouvelle.
- Je suis désolé,
mais qu'est-ce que tu as fait aujourd'hui ?
- C'est à dire.
- Et bien, je te trouve changer.
- Rien de bien particulier.
Et pourtant elle était
changée. Ce qui avait changé c'est que dans ce
décor, Sandra n'était plus " invisible ",
elle s'était involontairement transformée en une
jolie jeune femme à l'air détendue. Elle semblait
dans son élément en ce lieu. Joëlle qui avait
vu que je ne quittais pas Sandra des yeux depuis le matin, s'approcha
alors de moi.
- Elle est mignonne comme cela
?
- Oui. J'ai l'impression qu'elle
est transformée. Elle devrait arrêter de s'habiller
en " consultante " pour s'habiller plus souvent comme
cela.
- Le problème c'est qu'elle
ferait tourner trop de têtes...
- Non plus sérieusement,
je reste bouche bée devant ce changement, j'ai vraiment
l'impression que c'est une autre personne. Elle est charmante
comme cela, c'est terrible !
- Merci pour moi !
- Toi tu sais que tu es toujours
parfaite.
Je n'en revenais pas, Joëlle
était en train de me faire du rentre dedans, sous l'œil
de Sandra qui avait l'air songeuse et un peu agacée par
le comportement de Jo. M'approchant d'elle dans son dos, je
posais une main sur son épaule. Je la tirais brutalement
hors de ses pensées et la faisais sursauter.
- Est-ce que tout va bien ?
- Oui, j'étais simplement
en train de me dire que c'est un véritable paradis.
- Effectivement la villa est très
jolie et le paysage magnifique. J'aimerais pouvoir vivre dans
un tel décor toute l'année...
- C'est une vie comme cela qu'il
me faut.
Nous avons discuté tous
les deux du stress de la vie en ville, de nos conditions de
travail, ainsi que de choses et d'autres. Sandra me dit qu'elle
en avait marre de jouer un rôle, que le boulot la stressait,
qu'elle n'y était pas à l'aise et voulait vivre
une autre vie. Le sérieux avec lequel elle m'assénait
ces confidences, mais également ces changements de comportement,
rendait Sandra très désirable, à fleur
de peau.
Suite à cette discussion,
nous avons rejoins les autres pour déjeuner à
l'ombre. Durant le repas je ne quittais pas Sandra des yeux,
à qui la mélancolie allait à merveille.
Cette fille qui était si effacée, rayonnait dans
le soleil.
Gabriel qui connaissait lui aussi
la région avait prévu de ne pas rester dans la
maison durant cette semaine pour aller faire du tracking dans
les Alpes du Sud avoisinante. André fut surpris par cette
remarque car lui aussi était également un adepte
des randonnées sportives en montagne. Tout le monde avait
l'air d'être emballé par l'idée. Personnellement,
je ne suis pas très attiré par la montagne, et
je cherchais un moyen d'y échapper pour moi aussi pouvoir
assouvir ma passion de la mer.
- Si tout le monde est d'accord
on peut passer quelques jours en montagne, je connais un coin
très bien pour marcher, en plus tout le matériel
nécessaire pour notre " expédition "
est déjà dans la maison, indiquait André,
apparemment emballé par l'idée.
Je m'apprêtais alors à
contredire tout le monde en disant que je ne souhaitais pas
me joindre à eux et que j'avais prévu un programme
nettement plus maritime quand André nous indiqua que
chacun pouvait faire ce qu'il souhaitait. Oufff, j'étais
sauvé !
- Je suis désolé
mais je ne me joindrais pas à vous car j'ai prévu
d'aller plonger.
- La marche sera compliquée
? Demandait Joëlle.
- Non du tout, nous ferons un
petit circuit sympa pour les débutants, répondit
André.
- D'accord je suis aussi de l'aventure
alors.
Un peu gêné d'être
le seul à vouloir rester dans la maison, j'allais voir
André par la suite, pour lui demander si cela ne le dérangeais
pas que je reste seul dans la maison. Cela ne semblait pas le
déranger outre mesure et avec sa permission je pouvais
me considérer chez moi pendant tout le séjour.
La belle Sandra
La journée passa rapidement
entre baignade dans la piscine ou la mer, farniente au soleil,
et cocktail de jus de fruits. Vers 19 heures, nous allions tous
allez nous habiller avec comme consigne de nous mettre sur notre
31.
Une fois de plus, j'étais
le dernier à arriver dans le séjour où
les convives prenait un apéritif léger. Les hommes
étaient très élégants, mais cela
n'avait rien à voir avec ces dames qui avaient revêtu
des tenues de soirée et s'étaient parées
de leurs plus beaux bijoux comme si toutes s'attendaient à
ce genre de soirée en venant passer quelques jours ici.
Pour ma part j'avais fait dans le classique et j'avais mis un
costume noir assez passe-partout.
André entra dans le salon
en s'agitant de parts et d'autres, nos taxis nous attendaient,
il fallait se mettre en mouvement de suite. Tout le monde reposa
son verre et se dirigea vers la sortie. Comme j'étais
un peu à la traîne, André vint me voir.
- Sandra n'est toujours pas descendue,
un taxi reste à la porte pour vous attendre, il sait
où nous nous rendons. Vous nous rejoignez et vous ne
faîtes pas de bêtises.... Puis il partit avec un
petit air satisfait.
- Oui mais... Je n'eus même
pas le temps d'objecter quoi que ce soit, que je me retrouvais
seul dans le séjour.
Cinq minutes passèrent
avant que je me décide à mettre un peu de musique,
à me servir un verre de plus et à m'installer
dans un fauteuil confortable pour me laisser bercer par le jazz
que diffusait discrètement la chaîne Hi-Fi. Je
laissais voguer mon esprit tout en regardant vaguement en direction
de l'escalier pour guetter l'éventuelle apparition de
Sandra.
Quelques minutes passèrent
avant que Sandra daigne se montrer. Je fus saisi par la vision
de ma collègue, par ailleurs si timide et effacée,
lorsqu'elle s'avança en haut de l'escalier.
Elle portait une longue robe de
soirée en soie bordeaux foncé, elle avait remonté
ses longs cheveux noirs et laissait ainsi apparaître son
cou sur lequel reposait magnifiquement un saut de cou étincellent,
en diamant. Je la détaillais des pieds à la tête,
je restais stupéfait par la sensualité dégagée
par Sandra. Il n'y avait rien à ajouter, elle était
splendide.
Même sa façon de
marcher, de se tenir était différente à
ce que j'avais pris l'habitude de voir depuis que nous travaillions
ensemble. S'approchant de moi elle rompit alors cette espèce
de moment de flottement :
- Fermes la bouche sinon tu vas
avaler une mouche.
Je ne dis rien et me levais simplement,
me dirigeant vers elle. Arrivé à sa hauteur j'attrapais
sa main et la fis tourner sur elle-même. Je me risquais
même à un petit commentaire :
- Tu es magnifique ce soir.
Elle ne répondit pas.
Je l'entraînais à faire quelques pas sur la musique.
Je ne peux pas dire combien de temps cet instant a duré,
mais nous avons été ramenés sur terre par
le chauffeur qui martyrisait l'interphone, cassant ainsi la
magie de cet instant.
Rapidement j'ai éteins
la musique et nous nous sommes dirigés vers la porte.
Ce moment très bref était voluptueux, tendre.
Après réflexion, il semble que c'est pour ne pas
rompre le charme qu'aucun de nous n'osa ouvrir la bouche durant
les kilomètres qui nous séparaient du restaurant
dans lequel nous devions dîner.
Le portier vint nous accueillir,
puis nous avons rejoins les convives et notre hôte. Le
repas se déroula sur un rythme assez lent. Je n'ai adressé
que quelques mots durant ce dîner, la pseudo discussion
professionnelle me lassant rapidement. Chacun a pu s'apercevoir
de mes absences et de mon manque d'enthousiasme. Par contre
je crois que personne n'a su que c'est parce que j'étais
absorber par la beauté de Sandra que je ne décrochais
pas un mot. André, en fin de repas, nous indiqua qu'il
ne fallait pas se coucher trop tard ce soir, car le lendemain
nous, enfin ils, partiraient tôt.
- Mais bon, maintenant il est
temps d'aller se divertir, nous nous rendons au Casino, si personne
n'a d'objection, nous y allons !
Tout le monde se leva d'un seul
homme. L'équipe se mit en marche vers la sortie en continuant
les discussions entamées précédemment.
C'est en sortant du restaurant que Gabriel s'approcha de moi
:
- Que s'est-il passé avec
Sandra, tu fais une drôle de tête depuis que tu
es arrivé ?
- Non il ne s'est absolument rien
passé. Tu me connais, je ne mélange jamais le
travail avec ma vie privée. En plus, le voyage m'a fatigué,
je suis complètement naze c'est peut être pour
cela.
- Bon, j'insiste pas alors. Mais
tout de même, elle drôlement mignonne ce soir.
- Ne commence pas !
- Je peux tenter le coup alors
?
- Tu peux faire ce que tu veux
puisque je viens de te dire qu'il ne se passe rien entre nous...
Coupé par l'intrusion
de Sandra dans la conversation je devins d'un seul coup terriblement
gêné.
- Alors Messieurs, de quoi parliez
vous ?
- De rien.
- En fait Thomas était
en train de me dire qu'il t'avait trouvée superbe ce
soir.
- Merci, me dit-elle en se tournant
légèrement vers moi.
Oui c'est cela, merci. Gabriel
m'avait tout de même un peu forcé la main sur ce
coup. En remontant dans nos taxis respectifs, il repassait discrètement
derrière moi et me lançait un petit " sans
rancune " ironique et fila rejoindre sa voiture. En remontant
dans l'automobile, je repensais à ce qu'avait dit Gabriel
et je me dis qu'il n'avait finalement pas tort. Sandra était
vraiment très belle ce soir.
La voiture démarra et
une fois devant l'établissement de jeu, je descendis
ouvrir la porte de ma compagne. Elle s'agrippa à mon
bras et nous nous présentions à la porte. Je n'apprécie
pas ce genre d'endroit, n'étant pas du tout joueur, je
m'y ennuis assez rapidement et la tension nerveuse qui y règne
me déranges. Cependant ce soir là c'était
différent.
Alors que l'on a habituellement
l'image du joueur type " James Bond " gagnant des
millions, entouré de magnifiques créatures sorties
directement d'un magazine féminin, j'accompagnais Sandra
à une table de jeu, et la regardais jouer en silence
sans jamais intervenir.
Elle ne se débrouillait
pas mal, elle avait déjà gagné pas mal
de jetons, quand André passa parmi les tables pour battre
le rappel. Tout le monde n'eut pas la même chance à
priori. J'accompagnais Sandra pour récupérer ses
gains, sous les yeux de quelques joueurs peu attentifs, qui
se retournaient sur son passage. Je n'en revenais pas, en moins
de deux heures, elle avait gagné 75 000 francs. En empochant
ses gains, elle eut l'air d'être sur un nuage et s'approchant
de moi, me posa un baiser sur la joue et me susurrant à
l'oreille :
- Tu as du me porter chance ce
soir, tu devrais m'accompagner plus souvent.
Les autres n'en revenaient pas
non plus, les gains de Sandra ont été le sujet
de conversation de cette fin de soirée. De retour dans
notre somptueuse demeure aux alentours d'une heure du matin,
nous regagnions chacun notre chambre avec plus ou moins de conviction.
Etant personnellement très fatigué, je ne me fis
pas prier pour aller me coucher et je m'endormis rapidement
en pensant à l'épatante Sandra.
Enfin seul
Le matin suivant je me réveillais
à cause de la chaleur avec cette sensation étrange
de désorientation que l'on peut parfois éprouver
lorsque l'on n'a pas dormi chez soi. Il me fallut quelques minutes
avant d'émerger. Je descendis dans le séjour où
je trouvais un mot " Sommes partis comme convenu. Faîtes
comme chez vous. Si besoin utilisez une voiture du garage les
clés sont dans le cellier sur le tableau. A vendredi.
"
Finalement je me retrouvais seul
dans la maison. Après un tour rapide au rez-de-chaussée
pour trouver de quoi prendre une petit déjeuner léger,
je pus alors me concentrer sur ma passion, la mer. Je remontais
dans ma chambre, passais un short de bain, et redescendis aussitôt
avec mon sac de plongée. Je traversais le jardin et me
retrouvai rapidement sur la plage.
Même la plage était
magnifique, bien que non privative, elle était entourée
de hauts rochés qui la rendait impossible d'accès
par la terre, autant dire qu'il s'agissait de " la plage
d'André ".
Je posais mon sac à terre
et commençais à le déballer. J'enfilais
ma combinaison de néoprène. J'attrapais le reste
de mon matériel et me mis à l'eau. Une fois les
gants, les palmes et tout mon bric à brac en place, je
pouvais y aller. Ce que je découvris était simplement
magnifique.
L'eau cristalline traversée
par les rayons obliques du soleil matinal éclairait magnifiquement
le paysage sous-marin. De nombreux poissons multicolores dansaient
une espèce de ronde en suivant le rythme de la légère
onde qui parcourait la surface. Avec la lumière du petit
matin tout prenait un autre visage, une autre forme. Tout d'un
coup ma montre vibra. Il était temps de rentrer, cela
faisait deux heures que je barbotais.
Malgré la combinaison
estivale (manches et jambes courtes) que j'arborais, mon corps
commençait à être parcouru de frisson du
au froid. Je me rendis donc lentement vers la plage pour continuer
à profiter un peu plus du spectacle de la vie marine.
Sans quitter la tête de
l'eau je me défaisais de mon matériel que je posais
sur le fond, puis en remontant je retirais le haut de ma combinaison
et attrapais mon attirail que je ramène sur la plage.
En sortant de l'eau, j'aperçus quelqu'un allongé,
en train de prendre un bain de soleil. Je m'approchais lentement,
un peu fatigué par cette longue nage, et je me rendis
compte qu'il s'agissait de Sandra.
- Bonjour. Tu n'es pas avec les
autres ?
- Non, ce matin je n'avais pas
envie de marcher donc pour ne pas les ennuyer je suis resté
te tenir compagnie. Cela ne te dérange pas ?
- Non pas du tout.
- Mais tu frissonnes...
Je n'eus pas le temps de faire
le moindre mouvement que Sandra attrapait mes deux épaules,
me retournait et commençait à me frotter énergiquement
le dos. Après ce traitement de choc, je conservais ma
combinaison à moitié enlevée et m'installais
près de ma compagne, ma serviette de bains sur les épaules,
en silence.
Pendant qu'elle prenait son bain
de soleil, je la regardais. Je ne l'avais pas remarqué
tout à l'heure en sortant de l'eau, mais en plus d'avoir
un très joli visage, son corps était magnifique.
Elle portait un maillot deux pièces qui mettait parfaitement
en valeur son corps élancé. J'ai éprouvé
à ce moment une envie irrésistible de l'embrasser
sur tout le corps, mais je me suis retenu, et j'ai continué
à la regarder silencieusement.
- Décidément tu
es toujours en train de rêver depuis que nous sommes arrivés.
- Excuses moi. Tu me disais ?
- Peux tu me passer un peu de
crème sur le dos, je ne voudrais pas prendre de coup
de soleil.
- Mais oui bien sûr.
Sandra se retournait et se positionnait,
le dos face au soleil, tout en remontant ses longs cheveux noirs.
Je prenais le tube de crème qu'elle me tendit. Avec une
dextérité sans pareil, elle dégrafait le
haut de son maillot de bain et se mettait en place pour prendre
le soleil. Je n'en revenais pas, alors même que j'étais
en train de fantasmer sur son corps, je l'avais à portée
de main. Je renversais une noix de crème dans ma main
et je commençais à étaler la crème
sur son dos. Je n'en revenais décidément pas,
le premier contact avec sa peau, je fus alors parcouru par un
frisson. Heureusement que j'avais gardé ma combinaison
ou bien j'aurais eu beaucoup de mal à cacher l'état
dans lequel me mettait cette situation.
- Tu peux me mettre de la crème
sur les jambes aussi, s'il te plaît ?
- Oui bien sûr, c'est un
plaisir mademoiselle, lui répondis-je sur un ton plutôt
espiègle.
- Tu fais cela bien, alors continue
en silence.
Un peu déstabiliser par
la dernière remarque, je m'exécutais un peu refroidi.
Cependant, je ne pouvais m'empêcher de regarder ce corps
magnifique qui était en train de glisser sous mes doigts.
J'essayais d'être le plus doux possible quand Sandra se
mit à rire, apparemment mes " caresses " avait
un léger effet, mais pas celui souhaité !
- Arrêtes !!! Tu me chatouilles,
me dit-elle en se retournant brusquement pour se recroqueviller.
Je fus alors saisi par la beauté
de sa poitrine. Sandra avait oublié qu'elle n'avait plus
son haut. Lorsqu'elle s'en aperçut elle replia immédiatement
ses bras sur sa poitrine. Prenant conscience que cet événement
était plutôt gênant et peu habituel entre
deux collègues, je ne savais plus quoi dire, j'ai donc
lamentablement tenté de m'excuser.
- Excuses moi, heuuu..., je ne
l'ai pas fait exprès.
Me voyant rougir, elle prit quelques
secondes avant de me surprendre à nouveau. Elle décroisa
subitement les bras et d'un geste très vif elle envoya
voltiger le haut de son maillot de bain qui jonchait à
ses côtés.
- Voilà, comme cela nous
sommes quasiment quittes.
- C'est à dire.
- L'autre jour j'étais
là pendant que tu étais en train de rejouer la
scène fétiche d'Alerte à Malibu "
version nue ", j'étais en haut de l'escalier en
train de t'observer.
- Et...
- Et rien du tout, maintenant
nous sommes donc quasiment quittes, puisque tu m'as vu à
moitié nue. Bon trêves de bavardages, tu me dois
bien un massage maintenant !
Aussitôt elle se retournait
et reprenait la position qu'elle tenait avant l'incident provoqué
par mon écrémage malheureux. Je vis dans son léger
sourire en coin que la situation n'était pas déplaisante
pour elle. Elle devait être assez fière de m'avoir
mis dans une pareille situation car en éclatant de rires,
elle me dit :
- Si il y a trois mois on m'avait
dit que je me retrouvais avec toi sur mon dos en train de me
masser, sur une plage de sable fin, à moitié nue,
je ne l'aurais jamais cru.
- Merci, cela fait toujours plaisir
de le savoir. L'air sur lequel cette phrase avait été
prononcée me glaça le sang et je la pris immédiatement
comme un refus non déguisé de tout passage à
l'acte.
- Mais non, ne te vexes pas, ce
n'est pas comme cela qu'il fallait le prendre. C'est juste qu'il
y a trois mois, j'étais à la limite de la dépression
et la situation d'aujourd'hui est tellement étrange que
je trouvais le contraste saisissant.
- OK. Quoi ajouter de plus si
ce n'est un " OUFFFF ! " pas très discret.
- Allez maintenant bosses un peu.
On m'a dit que tu faisais de très bon massage.
- Tu ne vas pas me sortir cette
histoire une fois de plus ?
- Non je ne t'embête pas
avec ça, promis. Alors Anne est conquise par tes massages,
s'éclaffa-t-elle après deux secondes passées
en silence.
Je n'y crois pas cette histoire
a réellement fait le tour de l'entreprise. Il n'y avait
pourtant rien de bien méchant. Un jour où j'étais
aller faire un peu de jogging en forêt, Anne qui m'accompagnait,
avait violemment heurté le sol après une chute.
Je l'avais donc massée, je ne sais plus trop pour quelle
raison obscure et cela s'était répandu comme une
traînée de poudre le lendemain au bureau. Depuis
cette histoire m'était régulièrement jetée
à la figure.
J'essayais de m'expliquer à
ce sujet, tout en continuant mon massage, quand Sandra laissa
échapper un petit gémissant. J'étais à
califourchon au-dessus du corps de cette femme splendide, à
moitié nue, et j'essayais encore de me trouver des excuses
pour ne pas essayer de profiter de la situation.
L'excuse du travail n'était
pas trop mauvaise, mais j'avais vraiment peur qu'elle ne tienne
pas le choc encore très longtemps. Il fallait que je
mette un terme, de suite, à cette situation et j'ai donc
saisi l'occasion de l'assoupissement de Sandra pour venir m'allonger
auprès d'elle.
De derrière ces lunettes
de soleil, en basculant légèrement la tête
et elle me remercia. Nous avons passé les deux heures
suivantes sur la plage, sans bouger, à profiter des rayons
matinaux du soleil. Il devait être 11 heures quand Sandra
se décida de nouveau à parler.
- Je peux te poser une question
?
- Oui je t'en prie.
- Tu ne te moques pas de moi ?
- Non.
- Bon j'y vais alors. Qu'est-ce
que cela fait de se baigner nue ? Enfin, qu'est-ce que cela
fait de nager sans rien.
- Je ne sais pas, c'est agréable,
tu n'as jamais essayé, même pour un bain de minuit
?
- Non, je n'ai jamais osé.
- On y va si tu veux.
- Non j'aurais trop honte. Je
ne vais pas me mettre nue devant toi.
- Promis je ne regarderais pas.
En plus toi tu m'as déjà vu en costume d'Adam.
- D'accord mais alors tu vas dans
l'eau et je te rejoins.
Elle n'avait pas tout à
fait fini sa phrase que je me retrouvais déjà
courant nu dans les vagues, avant de plonger, et de me retourner.
Je vis alors cette jeune femme qui décidément
était de plus en plus belle et attirante. Je continuais
pourtant à ressentir cette sensation que l'on peut avoir
lorsque l'on sait que l'on va faire une connerie et que l'on
ne fait rien pour l'éviter.
Sandra avait l'air un peu gênée,
mais une fois dans l'eau elle vint me rejoindre après
quelques petites brasses.
- Ah c'est génial comme
sensation, sentir toute cette eau qui parcourt ton corps.
- Oui c'est assez marrant mais
c'est encore mieux en pleine nuit. Enfin c'est mon avis...
- Non je te crois, il faudra renouveler
l'expérience de nuit.
- Il n'y a pas de problème.
L'eau était tellement
claire aujourd'hui que je pouvais voir son corps, par transparence,
légèrement voilé par l'ondée qui
irisait la surface de la mer. Je ne sais pas alors si cela était
fait exprès, mais Sandra s'était suffisamment
rapprochée de moi pour pouvoir me toucher. Elle m'a demandé
si elle pouvait faire quelque chose dont elle avait très
envie, et en plongeant ses yeux dans les miens, elle est venue
déposer un baiser sur mes lèvres. Je l'ai alors
prise dans mes bras pendant qu'elle resserrait ses jambes autour
de ma taille et nous nous sommes embrassés longuement
tout en nous caressant mutuellement le dos, les épaules
et la tête. J'étais au paradis.
Nous avons du resté collé
l'un contre l'autre de longues minutes. Les baisers fiévreux
que nous échangions devenaient de plus en plus torrides.
L'un comme l'autre nous étions dans une sorte d'état
second. C'est le genre de moment dont on voudrait qu'il n'ait
jamais de fin.
Malheureusement ce moment prit
fin. Sans crier gare mon adorable collègue de bureau
relâchait son emprise sur mon corps et sortait de l'eau
sans se retourner. Je restais là, perdu dans l'immensité
de la mer, à me poser des milliers de questions en regardant
la belle sirène quitter les flots. Je mis alors mon corps
entièrement sous l'eau, histoire de me rafraîchir
les idées, et je vis Sandra qui empruntait les premières
marches de l'escalier.
Forcément troublé,
on le saurait à moins, je sortais également de
l'eau, et après avoir récupéré mon
matériel, je prenais le chemin de la maison. Dans un
premier temps, j'essayais de trouver Sandra pour savoir ce qui
s'était passé, ce que j'avais fait ou dit qui
l'avait fait fuir aussi vite. Je la trouvais, ou du moins la
devinait, dans la salle de bains de sa chambre, sous la douche.
Ne voulant pas insister, je descendis, me servis un grand verre
d'eau fraîche et allais m'installer à l'ombre sur
un transat.
Après tant d'émotions,
et surtout après deux heures de plongée, je m'endormis
dans la fraîcheur de l'ombre, bercé par le bruit
des cigales. Je fus alors réveillé par la fraîcheur
d'un corps contre le mien. Sans ouvrir les yeux, je compris
que ce corps était nu et que son propriétaire
;-) commençait tendrement à m'embrasser dans le
cou.
S'approchant de mon oreille Sandra
me dit :
- Excuses moi, mais tout à
l'heure tout est allé tellement vite que j'ai eu peur
de m'emballer.
- Ce n'est rien, je comprends.
En fait non, je ne comprenais pas mais j'étais prêt
à tout lui pardonner.
Sandra vint alors m'embrasser
sur la bouche tendrement, sensuellement, puis commença
à descendre sur mon corps. J'en avais très envi,
mais pour ne pas tout gâcher, je l'ai retenu. Nous nous
sommes ainsi embrassés très longtemps. Je l'ai
pris dans mes bras et nous sommes restés tendrement enlacés
pendant un moment. Après tout ce temps, mon amie me demandait
:
- Je ne te fais pas d'effet ?
- Pourquoi est-ce que tu me demandes
cela ?
- Parce que je ne sais pas, en
temps normal tu aurais du me sauter dessus de suite.
- Ce n'est pas trop mon style,
tu sais ?
Comme pour s'en assurer, elle
passa alors une main sur mon short et eut l'air satisfaite d'elle-même.
La chaleur du soleil de midi commençant à se faire
ressentir, je décidais de plonger dans l'immense piscine
qui se situait à quelques mètres de moi. Lentement
je me dégageais de l'étreinte de Sandra et je
m'immergeais dans l'eau rafraîchissante, à bien
des égards.
En remontant, j'aperçus
au bord du bassin le corps entièrement nu de Sandra.
Elle me regardait sortir de l'eau et j'allais me positionner
au-dessus d'elle pour m'égoutter. Je me baissais, je
me mis à genoux et posait tendrement un baiser sur le
ventre de cette femme que j'avais appris à connaître
en une seule journée de détente.
Je passais lascivement ma main
sur son ventre et faisait remonter ma main entre ses seins.
Je finissais mon mouvement vers son cou et je me penchais pour
poser délicatement un baiser sur ses lèvres. Je
trouvais cette situation très romantique, nous n'avions
pas encore été suffisamment loin pour que je connaisse
son corps et chacun de nos mouvements se transformaient en véritable
découverte, de plus en plus agréable et de plus
en plus sensuelle.
- Et si on allait manger ? me
dit-elle soudain.
- Oui si tu veux. On mange ici
ou bien tu souhaites que nous allions en ville ?
- On va manger un bout en vitesse,
en ville, et puis j'irai faire une ou deux emplettes avec ce
que j'ai gagné hier soir.
- C'est OK pour moi, mais il faut
que j'aille me doucher.
- Je peux venir te frotter le
dos ?
- Pourquoi pas, mais tu sais j'arrive
à le faire seul en principe.
Un après-midi de shopping
En regardant Sandra droit dans
les yeux je ne pus de nouveau m'empêcher de l'embrasser.
Je me souviens m'être demandé comment il avait
été possible que je collabore tant de temps avec
une telle femme sans me rendre compte qu'elle était parfaite
si l'on grattait un peu " le vernis de son masque de travail
".
Arrivé dans la salle de
bains, je faisais comme à mon habitude et je fis couler
l'eau. Je pense que c'est la douche la plus mémorable
que j'ai pu prendre dans ma vie. Sandra ayant attrapé
le gel douche a commencé à nettoyer consciencieusement
chaque partie de mon corps. Au point où nous en étions
je ne pouvais guère cacher mon état. Une fois
la moindre parcelle de mon corps parfaitement propre, je lui
renvoyais la politesse et m'occupais à mon tour de sa
toilette. Deux choses ont profondément marqué
ma mémoire durant ce moment.
La première fut le contact
de mes mains emplies de savon et de ses seins. Je ne sais pas
pourquoi, mais cette divine sensation me laissa une impression
soyeuse au contact de cette partie du corps, et j'avoue m'être
particulièrement bien appliqué.
La seconde chose fut la vision
de ses reins offerts, je pouvais toucher tout son corps, me
promener où je le souhaitais, et pourtant à aucun
moment je n'ai dépassé le stade de la simple caresse.
Nous en avions envi, mais nous étions rentrés
dans une sorte de jeu dans lequel nous dévoilions nos
corps et nos envies par étapes. Contrairement à
ce que j'aurais pu penser au départ, cette situation
était plutôt agréable et terriblement excitante.
Nous sortions complètement
nus de la salle de bains, Sandra me tenant par la main et m'entraînant
au bord de son lit. Sans un mot, elle me poussa des deux mains
et me fis tomber sur le lit. Sandra vint alors sur moi, commença
à lécher mes seins tout en continuant à
me fixer dans les yeux avec un petit sourire coquin. On peut
alors facilement comprendre que chacun de ses mouvements, mais
également sa lente descente, avait chez moi un effet
terrible, à tel point qu'un frisson me parcouru quand
elle arriva à la hauteur de mon sexe. Elle l'embrassa
lentement, plusieurs fois, puis fit le chemin inverse en continuant
ses caresses et ses baisers. Je n'en pouvais plus. Alors que
je voulais prendre le déroulement des ébats en
main, Sandra me fit comprendre que c'était elle qui tenait
les rênes.
- Non, pas encore. Fais-moi confiance
tu ne le regretteras pas.
- Je suis en train de tomber amoureux,
si tu continues tu ne pourras plus te débarrasser de
moi.
- Ne dis donc pas de bêtises.
- Je ne plaisante pas.
- Je n'ai pas envie de parler
de cela. Je crois que cette petite nage nue ce matin m'a rendue
totalement exhibitionniste.
Elle souriait en me disant cela,
mais je pense qu'il y avait un fond de vérité
dans ces propos. Elle me demanda d'aller m'habiller puis de
revenir dans la chambre. Je m'exécutais et quand je revins,
Sandra était allongée sur le lit en train de lire
un magazine. Elle se leva et me demandant de m'asseoir dans
le fauteuil qui ornait la chambre, elle se dirigea nue vers
sa penderie. Tout en prenant son temps elle se rhabilla devant
moi comme si nous étions parfaitement habitués
à faire cela. Voyant les sous-vêtements très
sexy qu'elle avait mis, je pensais que la journée allait
se dérouler magnifiquement, finalement j'avais bien fait
de signer mon contrat dans cette entreprise.
- Allez on décolle !
- Il faut appeler un taxi.
- Sinon nous pouvons prendre une
voiture dans le garage, me fit-elle rappeler.
- Pourquoi pas.
Après avoir récupéré
les clés du garage, nous nous y rendions et ouvrions
la porte de ce qui semblait être une maison pour les invités
d'André. Bien que très maniaque, je fus surpris
par la propreté du lieu. Je compris tout de suite en
avançant un peu plus. Ce n'était pas un simple
garage, moi qui m'attendait à trouver une petite voiture
de tourisme, je me retrouvais face à une collection impressionnante
de voitures de sport.
- Ah génial ! s'écria
Sandra
- Je n'y crois pas. Tu crois que
l'on peut emprunter une des voitures ?
- Bien sûr, André
à été très clair là dessus.
C'est terrible.
- Je ne savais pas que tu aimais
les grosses voitures ?
- Mon père fait du rallye
et souvent je lui sers de co-pilote. Tu vas dans le cellier
chercher les clés ?
- Oui mais lesquelles, il y a
au moins 10 voitures.
- Prends celle de la 911.
Je revenais avec les clés.
Sandra se mit d'emblée du côté conducteur
et une fois les clés en main s'installa au poste de pilotage.
Un tour de clé et le moteur vrombit dans un bruit rauque.
Deux petits filets de gaz, et nous partions dans ce magnifique
bolide noir. Une fois sur la route, j'ai rapidement compris
que Sandra ne devait pas toujours s'asseoir dans le baquet du
passager. Je crois que c'est la personne que je connaisse qui
conduit le plus justement. Nous enroulions les différents
virages pour nous rendre en ville à vive allure sous
le regard halluciné des éternels promeneurs de
chiens que nous croisions. Chaque mouvement de ses jambes laissait
apparaître un peu plus ses jambes magnifiques sous la
fine robe qu'elle portait. Autant dire que nous n'avons pas
mis très longtemps pour avaler les quelques kilomètres
qui nous séparaient du centre ville.
Après nous être
restauré dans un charmant restaurant typique à
l'ombre d'un palmier, nous sommes allés faire le tour
des boutiques. Nous avons alors rejoué la fameuse scène
du film " Pretty Women ". Sandra a bien du essayer
3500 tenues différentes. Jamais gênée, au
fil des boutiques, elle s'exhibait de plus en plus pour me montrer
des tenues somptueuses. Plus je la regardais et plus je me disais
que cette fille avait un charme fou. Comment avais-je pu travailler
avec elle sans me rendre compte de ce fait. Elle était
belle.
Dans une des dernières
boutiques que nous avons faîtes, j'ai vu une femme resplendissante
sortir des cabines d'essayages. A l'instant où elle fit
quelques pas dans le petit salon où nous nous trouvions,
je compris de suite que cette robe était dessinée
pour une seule personne : Sandra.
- Elle te plaît ?
- Euh, oui, oui elle me plaît,
tu es superbe dedans.
- Tu veux que je la porte ce soir.
- Je ne sais pas ce que tu as
prévu, mais bien sûr, elle est faîte pour
toi.
Après cette petite séance
de shopping, une bonne partie des gains de la veille avait disparu.
Sandra rayonnait de bonheur pendant que j'essayais tant bien
que mal de suivre les bras chargés de paquets de toutes
tailles. Nous avons du bien mettre quinze minutes à tout
faire rentrer dans le minuscule coffre de notre voiture d'un
jour. Une fois le chargement effectué, Sandra me jeta
les clés.
- C'est à toi de t'amuser.
- Tu sais cela ne me déranges
pas que tu conduises.
- Non vraiment, c'est bon.
Je ne voulais pas insister, mais
même si je ne débrouille pas trop mal, mon niveau
de conduite n'avait rien à voir avec le sien. J'avais
tellement peur de froisser une aile que je n'ai pas du passer
la troisième une seule fois :-) . Durant le trajet du
retour, Sandra a posé délicatement sa main sur
ma cuisse et je suis rentré sous ses caresses, en silence.
En arrivant nous nous sommes
débarrassés de nos paquets et nous nous sommes
longuement embrassés au milieu du séjour. Je suis
allé nous servir deux verres. J'ai tendu le sien à
Sandra qui était toujours debout au milieu du séjour.
Je m'assis alors sur le canapé et Sandra vint s'asseoir
sur moi, ses jambes me chevauchant. Posant son verre puis le
mien, Sandra commença à me caresser le torse,
la pression de ses mains et de sa bouche se faisant de plus
en plus pressante. Après avoir ôté ma chemise,
ma compagne plongea ses yeux dans les miens et tout en continuant
à me regarder commença à dégrafer
un à un les boutons de mon pantalon de toile. Une fois
de plus, je me retrouvais à demi-nu devant cette femme
splendide. Avec grand soin, elle retira le seul vêtement
qui me restait, et tout en posant un petit bisou sur mon sexe,
elle remonta dans la position qui était la sienne avant
que je ne me retrouve nu.
Je n'osais plus bouger. Je sentais
aux gestes de Sandra que c'était elle qui voulait mener
la danse et c'était plutôt une bonne danseuse :-).
En passant ma main sur ses reins, je me rendis compte que Sandra
ne portait plus les sous-vêtements que je l'avais vu mettre
le matin même. Alors que je m'apprêtais lui dire
que j'avais très envie d'elle, elle me fit taire en posant
son index sur mes lèvres. Je me laissais donc faire.
Sandra, tout en restant dans
la position dans laquelle elle se trouvait, pris mon sexe dans
la main, après avoir écarté les pans de
sa fine robe. Pendant ce temps, je fermais les yeux afin de
ressentir chacune des caresses prodiguées par ma belle.
Avec des mouvements habiles de sa main, je sentais mon sexe
se promener à l'entrée du sien, écartées
ses lèvres et faire de longs mouvements. Je me laissais
allé et je trouvais cette situation particulièrement
sensuelle, je ne pensais plus à rien, seulement aux plaisirs
que me procurais ces caresses. Je sentais Sandra de plus en
plus bouillonnante, j'avais également le corps en feu
comme on peut l'avoir lors d'une forte fièvre, et bien
que désireux de faire l'amour à cette femme, je
me retenais pour ne pas gâcher ce moment très excitant.
Sandra s'est alors assise à
côté de moi et m'a fait comprendre en me tirant
à elle qu'elle souhaitait que je l'embrasse. Je m'exécutais
avec le plus grand plaisir. Je retirais un à un ses vêtements
tout en continuant à l'embrasser. Ma langue se promenait
lentement sur le haut de son corps, chaque nouveau baiser posé
sur ses lèvres attisait encore un peu plus mon désir.
Un peu plus entreprenant je me mis alors à caresser les
cuisses de Sandra me rapprochant à tâtons de son
sexe.
Le premier contact fut des plus
agréable, je ne faisais que le caresser, et, regarder
Sandra dans les yeux ne faisaient qu'augmenter les sensations
que j'obtenais, par le contact de ma main. J'immisçais
mes doigts entre ces lèvres, ma main faisait de long
aller-retour entre chacune des parties de son corps. Je sentais
son désir, je sentais le mien. M'approchant d'elle j'osais
rompre le silence et je lui glissais à l'oreille :
- Tu es très belle.
- Tu me trouves réellement
belle ? me répondit-elle.
- Oui, je te trouve magnifique.
- Dis le moi encore.
- Tu es belle.
- Tu veux me faire plaisir, s'il
te plaît ?
- Oui.
- Va t'asseoir en face de moi
sur le fauteuil.
Je m'exécutais, et je
partais. Je ne partais pas bien loin, mais au cas où,
j'en profitais pour quitter le contact de ce corps en le couvrant
de baiser. Je m'essayais donc en face. Je trouvais la situation
vraiment étrange. Nous étions collés l'un
à l'autre il y a très peu de temps, et maintenant
qu'une table basse nous séparait j'avais l'impression
que cette femme devenait de plus en plus inaccessible.
Sandra continua à me fixer
dans les yeux et j'en fis de même. Je détaillais
chaque partie de son corps. Je me risquais à lui répéter
que je la trouvais magnifique. Elle me demanda de me taire et
juste de la regarder. Vraisemblablement excitée par la
situation, Sandra commença à se caresser devant
moi, impudiquement, comme elle aurait pu le faire si elle s'était
trouvée seule. J'assistais à ce spectacle avec
une grande attention. J'aurais pu également en faire
de même de mon côté mais mon plaisir résidait
à cet instant précis dans la vision qui s'offrait
à moi.
Poussée certainement par
ses caresses Sandra devenait de plus en plus indécente,
elle s'exhibait devant moi oubliant sa timidité et me
faisant partager son intimité. Ses mouvements se firent
alors de plus en plus rapide. Elle fermait les yeux par intermittence.
Elle se mit à pousser de légers râles et
repris la parole.
- Regardes moi, je veux que tu
me voies en train de jouir.
Je la voyais jouir et j'y prenais
beaucoup de plaisir. Son visage s'empourprait, je sentais toutes
ses inhibitions tombées. Elle écartait de plus
en plus les jambes comme si elle avait peur que je ne puisse
pas suffisamment profiter de son image. Elle me demanda alors
de venir la rejoindre, ce que je fis. M'approchant d'elle, elle
me dirigea vers son sexe tout en me tenant la tête, me
guidant dans les mouvements que je faisais. Après un
bref instant, elle me fis remonter vers sa bouche et m'embrassa
goulûment. Elle me dit merci, se leva en direction des
escaliers menant à sa chambre et en se retournant me
dis :
- Tu viens ?
- J'arrive. Mais avant je voudrais
que tu saches que je suis bien avec toi.
- Merci. On va se reposer un peu
?
- Pourquoi pas ! Mais tu sais
moi, perso, je ne suis pas encore très fatigué.
- On ne va pas très vite
et tu verras que tu ne le regretteras pas. Laisses moi faire
d'accord.
- Si tu veux, si tu me laisses
t'embrasser alors. Posant alors une main sur ses fesses je l'embrassais
tendrement.
Arrivant dans la chambre, Sandra
alla prendre une douche et j'en fis de même après
elle. Je ne sais pas comment était la sienne, mais la
mienne fut froide. J'avais besoin de calmer un peu les choses
et surtout de faire le point sur une situation qui m'échappait
totalement. C'était Sandra qui tenait les rênes
et me menait agréablement par le bout du nez. Après
un petit moment de répit je finis par conclure que la
situation n'était pas si désagréable que
cela et " qu'obéir " à cette femme n'était
pas ce que l'on peut appeler un cauchemar, fusse-t-elle une
de mes collègues du cabinet.
Je sortais donc de la douche,
dans l'idée de faire tout ce que me demanderait cette
demoiselle, avec une simple serviette au tour de la taille.
Sandra m'attendait sur le lit, nue, tapotant le matelas de sa
main m'invitant à la rejoindre. Je me couchais à
ses côtés, la prenais dans mes bras et je la regardais
s'endormir sur mon torse pendant que ma main caressait ses longs
cheveux noirs. Lascivement et machinalement, je continuais à
la caresser, tout en sombrant lentement dans un profond sommeil.
Je fus réveillé
par la fraîcheur du début de soirée. Parcouru
par un frisson, je cherchais désespérément
Sandra dans la pièce. Sans bruits je me dirigeais vers
la salle de bains encore à moitié endormi. Oufff
! Ma compagne était toujours là, dans la salle
de bain, dos tourné. Toujours en silence je l'observais.
Mieux réveillé,
je me rendis compte qu'elle s'était mise sur son 31.
Elle portait une magnifique robe noire attachée dans
le cou, très près du corps, de ce corps qui me
faisait fantasmer depuis que nous étions arrivés.
Sa tenue lui allait tout simplement à ravir. En m'approchant
à pas de loup, je m'aperçus que c'était
la tenue qui lui allait si bien cet après-midi. J'avais
réussi à m'approcher d'elle suffisamment pour
qu'elle ne m'aperçut de ma présence qu'une fois
collé derrière elle. Sans se retourner elle me
fit un tendre sourire à mon reflet dans le miroir. Je
prenais Sandra dans mes bras et je lui déposais un baiser
dans le cou. Je suis resté collé, la tête
sur son cou pendant une longue minute, sans dire un mot.
- Cela fait longtemps que tu
m'observes ?
- Non deux secondes, je viens
de me réveiller. Tu es de plus en plus belle dis-donc.
- Merci. Je voudrais que l'on
sorte ce soir. J'ai envie de danser. Cela te dit ?
- Je ne vais pas rester tout seul,
en plus tu me connais ! C'est partit pour une nuit de folies
alors ?
- J'ai vraiment envie de faire
la fête. Tu me laisses finir, tu te prépares et
tu me rejoins dans le séjour.
Une agréable soirée
Je prenais mon temps pour me préparer
et j'hésitais longuement pour choisir une tenue vestimentaire
qui ferait honneur à la beauté de la femme que
j'avais l'honneur d'accompagner ce soir. J'optais pour un costume
léger, beige, assez décontracté. J'enfilais
mes chaussures et je descendais dans le séjour tranquillement.
Je crus halluciner quand je vis le séjour. Sandra avait
profité de mon sommeil et de " ma préparation
" pour dresser une magnifique table pour deux, avec chandeliers,
lumières tamisées et vins fins. Décidément
j'allais de surprise en surprise avec cette fille.
- Si seulement j'avais pu imaginer
que nous serions si bien tous les deux, je te promets que je
ne t'aurais jamais lâchée d'une semelle au cabinet.
- Oui mais ici les choses sont
différentes.
- C'est à dire. Tu penses
être différente ici ? J'ai l'impression que tu
as changé radicalement en deux jours.
- Ce n'est pas cela, mais je peux
réellement être ce que je suis. Je ne connais personne
ici donc ma timidité naturelle ne prend pas le dessus,
de plus... marquant un léger moment d'hésitation.
Je ne suis pas stressée, j'ai l'impression que je peux
vraiment me conduire en femme, que les gens me trouvent désirable,
que l'on me regarde pour autre chose que mes qualités
professionnelles. Je ne suis pas obligé d'être
la gentille fille à papa intelligente qui doit se conduire
en singe savant durant d'interminables cocktails.
- Tu sais si tu faisais quelques
efforts, tu pourrais avoir la même vie ailleurs.
- Non, ailleurs c'est différent,
je ne peux pas me conduire comme cela.
- Je ne trouve pas ta conduite
particulièrement discutable. Tu es une belle femme. Pourquoi
est-ce que tu passes ton temps à le cacher alors ?
- Je ne sais pas, mais ce soir,
j'ai envie que l'on me remarque, que l'on me détaille
des pieds à la tête, j'ai envie de flamber.
- Tu sais, si tu étais
comme cela tout le restant de l'année, il y aurait une
file d'attente gigantesque en bas de chez toi pour t'inviter
à dîner.
- Tu vois ce serait compliqué,
je serais obligée d'embaucher des vigiles, me dit-elle
en éclatant de rires.
Nous avons dîné
tout en continuant à discuter. Après un ou deux
verres en guise de digestif, Sandra s'est un peu plus découverte
sur ce qu'était sa vie, la manière dont elle appréhendait
les choses, son ressentiment sur tout un tas de sujet.
Cette femme était totalement
à fleur de peau, complètement empêtrée
dans les principes moraux que lui avaient inculqués ses
parents et que pourtant elle réfutait pour la plupart.
Alors qu'elle avait tout pour être heureuse, qu'elle était
magnifique, intelligente, gagnait bien sa vie et avait un caractère
adorable, elle se laissait bouffer par tous ces principes et
évènements qui chez elle prenaient des proportions
insurmontables. Je pense que depuis qu'elle était arrivée
ici, elle avait pris conscience de cela et s'était décidée
à prendre les choses en main, à vivre en quelque
sorte. Sandra me faisait craquer. Les sentiments qu'elles venaient
de me livrer me touchait vraiment et même si notre histoire
ne devait pas aller plus loin je savais que j'avais gagné
une amie.
Elle me confia qu'elle était
fatiguée de sa vie actuelle. Même si cela ressemblait
à une crise d'adolescence sur le tard il fallait qu'elle
explose, qu'elle prenne désormais la vie comme elle vient
sans trop se soucier du lendemain. Après avoir fini sa
phrase, elle fut envahie de sanglots et se mit à pleurer
à chaudes larmes. Je la pris dans mes bras et nous restâmes
ainsi sans bruit.
- Ca va mieux ?
- Oui, c'est fini, je ne veux
pas gâcher la soirée.
- Tu ne gâches rien, laisses
toi aller si tu as envie de pleurer, cela fait du bien des fois.
Par contre je voudrais que tu me promettes deux choses. En fait
trois.
- Promis.
- Non écoutes moi avant
de me le promettre.
- D'accord.
- Premièrement, je voudrais
que quoi qu'il se passe maintenant entre nous, nous restions
de vrais amis.
- Promis.
- Ensuite, je voudrais, mais tu
ne le prends pas comme un ordre. Je voudrais que tu restes telle
que tu es maintenant. Ne redeviens pas si timide, si, si...
" invisible ", effacée. Si les choses ne te
plaisent pas, envois les balader. Tu sais, il y a quelques années,
j'ai perdu mon grand frère. Il avait notre age et ne
vivait que pour son travail. Le jour avant qu'il ne parte, il
nous confiait qu'il regrettait de ne pas en avoir plus profité,
de ne pas avoir su mettre le aula et croqué la vie à
pleines dents. Ce jour là, je lui ai simplement fait
la promesse que je souhaite que tu me fasses maintenant.
- Promis également.
Sandra commençait à
retrouver un peu le sourire et de joie de vivre. J'étais
content d'avoir eut cette discussion avec elle, aujourd'hui.
Ces moments d'intimités et de proximité entre
deux personnes sont rares et pourtant nous les vivions depuis
une journée entière, c'était la première
fois que je me retrouvais aussi proche d'une personne.
- Promets-moi également
que ce soir nous allons faire une fiesta à tout casser
?
- Là je compte sur toi
alors. Mais puisque nous en sommes là, moi aussi j'aimerais
que tu me promettes deux choses. La première c'est de
ne plus te poser autant de questions quand tu es avec quelqu'un.
J'ai bien vu que ton attrait pour moi te posait des problèmes
de conscience. Ne fait pas la même erreur que moi. Tu
sais on tombe vite dans le piège. Ensuite je voudrais
que tu me promettes de ne jamais parler de ce qui se passera
entre nous, quoi que ce soit à qui que ce soit, cela
restera entre toi et moi uniquement et à jamais.
- Je te le promets.
- Sur ce, ce n'est pas très
malin d'avoir pleuré, maintenant il faut que j'aille
me remaquiller.
Après quelques instants
de patience, nous étions sur la route. Ma passagère
semblait songeuse, il semble qu'elle repensait à ce que
nous avions dit.
- Tu as raison, la vie est courte,
il faut en profiter.
- Je suis content de te l'entendre
dire.
Malgré l'épaisse
console centrale qui nous séparait dans la voiture, Sandra
vint poser sa tête sur mon épaule. Je connaissais
la région, j'optais donc pour une discothèque
dans laquelle toute la jeunesse dorée du sud de la France
se retrouvait.
Porsche aidant (merci André),
nous nous retrouvions rapidement pris en charge par le personnel
de l'établissement qui nous conduit à une table
en espace VIP. L'ambiance était feutrée et même
si la musique était un peu forte nous pouvions tout de
même nous entendre parler. Après quelques verres,
nous sommes allés danser. Sandra semblait rayonnante,
elle s'amusait et moi aussi.
Bien que ce genre d'endroit soit
souvent fréquenté par de très belle femme,
mon amie dégageait un sex-appeal qui attirait beaucoup
de regards d'hommes comme des femmes. Sandra était la
reine de la soirée, elle se déchaînait sur
la piste de danse et prenait plaisir à exhiber son corps
devant toutes ses personnes qui la regardait.
- Je suis déchaînée
ce soir. Tu peux être gentil et allé chercher à
boire, s'il te plaît.
- OK, tu reprends la même
chose ?
- Oui. Tu as vu comme tout le
monde me regarde. Je crois que j'ai sûrement déjà
trop bu parce qu'en temps normal je serais déjà
cachée dans les toilettes des dames, mais une promesse
est une promesse, n'est-ce pas ?
- Oui, cela me fait plaisir de
savoir que tu t'amuses. Tu ne bouges pas, je vais chercher à
boire et je reviens.
C'est en allant au bar que je
fis la connaissance de Thierry et Lyze, une fois de plus grâce
à ma maladresse incontrôlable. En guise de présentation,
je renversais le verre de Thierry en essayant de me faufiler
au milieu des personnes qui discutaient. Extrêmement gêné,
je me proposais de suite pour offrir à boire à
ce couple âgé d'une trentaine d'année. Thierry
me tira alors de mon embarras en me disant que ce n'était
pas bien grave et qu'il acceptait volontiers que je leur offre
à boire.
- Je suis vraiment désolé.
- Ce n'est rien. Je me présente
Thierry, ajouta-t-il en me tendant la main. Et voici mon épouse
Lyze.
- Enchanté de vous connaître.
Moi c'est Thomas. Et justement voilà mon amie Sandra.
Sandra je te présente Lyze et Thierry.
- Bonsoir.
Après ces brèves
présentations, nous sommes retournés à
notre table accompagnés de ce charmant couple. Thierry
était un très bel homme quant à Lyze elle
était tout simplement charmante. Dans la conversation,
nous apprîmes que les deux tourtereaux venaient de se
marier. Ils s'étaient rencontrés en Californie,
d'où était originaire Lyze, et depuis ils ne se
quittaient plus.
Ces dames ont sympathisé
rapidement, tout comme nous. Nous avions pas mal de points communs
et notamment professionnellement. Dans la discussion, nous nous
sommes même trouvés des relations communes. Après
quelques allusions à nos travails respectifs, nous en
sommes venus à parler de choses et d'autres comme l'on
peut le faire lors d'un dîner entre amis.
Nos deux compagnes s'étaient
levées et étaient allées danser depuis
un petit moment quand Thierry me dit :
- Elles font sensation toutes
les deux ensembles !
- Effectivement. En effet, Sandra
dansait langoureusement avec Lyze.
- Ton amie est vraiment très
belle. Elle est toujours comme cela ?
- En fait non, mais aujourd'hui
c'est la nouvelle Sandra que vous avez rencontrée. Voulant
coupé court à cette discussion je demandais à
Thierry comment il avait rencontré Lyze.
- Dans une conférence,
je présentais un produit et elle est venue me poser quelques
questions après. Nous nous sommes de suite plu.
Nos deux compagnes étaient
très " hot " ce soir, Lyze caressait sans gêne
Sandra qui se laissait faire sans problème. Alors que
leurs deux corps se frottaient l'un à l'autre, mon amie
me jeta un œil coquin par dessus l'épaule de sa partenaire
de danse. A