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Dans le train qui m'emportait
vers Toulouse je relisais la lettre que mon cousin Rémi
m'avait envoyé. Il m'invitait à passer une semaine
dans la ville rose avec lui et sa copine. Rémi avait
passé son enfance dans le nord et nos familles étaient
très liées. De ce fait, lui, ma sœur et moi avons
grandi ensemble, partageant jeux, escapades et bien sûr
bêtises. Il était maintenant étudiant dans
une école d'aéronautique mais nous avions gardé
de bons contacts. C'était la seconde fois que j'allais
le voir mais ce devait être ma première rencontre
avec Annabelle. D'après les photos que j'avais vues et
les confidences qu'il m'avait faites, elle semblait charmante.
Jolie, 23 ans, les cheveux châtain ondulés, elle
avait des yeux d'un bleu très clair et une silhouette
digne du goût de mon cousin. J'avais hâte de la
connaître et ce sentiment était partagé
si j'en croyais le mot qu'elle avait ajouté à
la fin de la lettre.
A l'arrivée à la
gare Matabiau ils m'attendaient tous les deux sur le quai. Embrassades,
premiers échanges et premier contact avec Annabelle.
Elle s'avéra être comme je l'imaginais, l'accent
du sud en plus. Son regard était également plus
impressionnant que sur les photos qui ne pouvaient que rendre
très imparfaitement la profondeur de ces yeux clairs.
Pour un peu j'aurai rougi lorsqu'elle me scruta des pieds à
la tête!
Ils habitaient un 2 pièces
dans une petite rue perpendiculaire à la rue du Taur,
dans le centre ville. J'aimais ce quartier pour son animation
et ses commerces. J'allais d'ailleurs pouvoir m'adonner à
ce passe-temps du lèche-vitrine car Rémi devait
encore travailler un jour ou deux sur un mémoire pour
lequel il était un peu "à la bourre".
Le lendemain de mon arrivée
nous sommes donc sorties Annabelle et moi pour faire un tour
en ville: Place du Capitole, rue St Rome, la place Esquirol
puis la rue des Filatiers. Nous remontions cet axe piétonnier
en nous arrêtant à presque tous les magasins de
vêtements! Annabelle était très sympathique
et nous nous sommes de suite très bien entendues. Seul
son regard perçant générait encore en moi
un malaise indescriptible. Au hasard de notre flânerie
elle tomba en arrêt devant un bustier qui, j'avoue, lui
allait très bien, mettant en valeur, si besoin en était,
sa poitrine menue mais bien tenue. Devant son air empli d'une
admiration presque enfantine je craquai et décidai de
lui offrir le délicat vêtement. Elle accepta avec
joie et me colla un baiser fort appuyé. Fort appuyé
et un peu mal ajusté d'ailleurs puisque je sentis le
contact de ses lèvres à la commissure des miennes.
Je mis ça sur le compte de l'enthousiasme et, sans plus
y penser, nous sommes sorties bras dessus bras dessous du magasin.
Elle mit cependant un point d'honneur à ne pas retourner
à la maison avant d'avoir trouvé quelque chose
pour moi.
Nos pas nous conduisirent ensuite
devant une vitrine de lingerie féminine. Bien sûr
nous nous y arrêtâmes, détaillant les différents
modèles avec toute la liberté que l'on peut se
permettre entre filles. Les plus "osés" se
prêtant à nos commentaires sur l'effet qu'ils pourraient
avoir sur les "mâles". Annabelle me montra un
ensemble bleu, plutôt sexy sans être vulgaire, en
disant qu'il irait très bien avec mes cheveux bruns.
Je fis une moue dubitative mais elle m'entraîna dans la
boutique. Seules clients du moment, nous y avons poursuivi le
tour des modèles et une vendeuse s'approcha de nous pour
nous proposer son aide. Avant que j'aie pu dire un mot Annabelle
lui déclara qu'on aimerait essayer le modèle en
vitrine. La jeune femme s'empressa de nous donner satisfaction
et nous accompagna vers les cabines d'essayage. L'air espiègle,
Annabelle me poussa dans une cabine et tira le rideau. Finalement
amusée je me déshabillai. Ma jupe, mon débardeur
et mon slip furent bientôt accrochés sur la patère
et j'enfilai la culotte de satin et dentelle bleue. Soudain
le rideau s'écarta! Je sursautai. Annabelle voulait voir
où j'en étais et me surprit en culotte, les bras
croisés sur ma poitrine encore nue: "Ben alors,
t'as pas encore fini? Allez enfile le reste qu'on voie ce que
ça donne" Je souris et ajustai les bonnets sur mes
seins. Je sentis ses yeux se fixer sur cette partie de mon anatomie
pendant que j'enfilai la lingerie. Entre nous je pensais que
cette "exhibition" ne prêtait pas à conséquence,
mais je ne pus réprimer un frisson devant ce regard qui
me semblait outrepasser les limites de la simple complicité
féminine. Enfin vêtue, si je puis dire, de ces
atours suggestifs je pus vérifier que le choix d'Annabelle
ne me déplaisait finalement pas. Le slip et le soutien-gorge
épousaient parfaitement mes formes rondes et le reflet
dans le miroir était plutôt flatteur pour la petite
brunette qui jouait la starlette devant lui. Visiblement Annabelle
ne perdait pas une miette du spectacle d'un air qui me semblait
de plus en plus ambigu. Je ne suis pas particulièrement
prude, mais je n'avais encore jamais été l'objet
de l'intérêt d'une autre femme et je ressentais
une sensation étrange à me sentir ainsi observée.
Comme je lui demandai son avis
elle me détailla de ses yeux clairs. Elle me regarda
puis me dit:" Attends moi là", avant de s'éclipser.
Interloquée je la vis revenir quelques minutes plus tard
avec un autre assortiment, bordeaux celui-là. Elle écarta
le rideau et s'engouffra avec moi dans la cabine. "Tiens
essaye celui-là il devrait t'aller comme un gant".
Avec un regard en coin, mais un peu amusée aussi je commençai
à enlever les dessous bleus qui me couvraient encore.
Annabelle, les bras croisés me regardait m'effeuiller,
dévoiler mes petits seins, me baisser pour enlever ma
culotte. Sans tourner mes yeux vers elle je sentais son attention
me fouiller presque comme s'il s'était agit de sa main.
J'étais nue devant elle. A voir son air il me semblait
être devenue comme une friandise sous le regard d'un enfant
gourmand. Ses yeux ne décrochaient plus de mon entre
jambes que je tenais pourtant fermé. Elle me demanda
si j'épilais mon pubis. Ma respiration devint sourde
comme je sentais la situation devenir plutôt scabreuse.
De fait, seuls une touffe de poils bruns couronnait mon bas-ventre
que j'aimais garder glabre par ailleurs. Ma réponse fut
un simple "hum hum" associé à un hochement
de tête. Elle poussa un soupir et me déclara qu'elle
me trouvait vraiment "canon". J'émis un gloussement
nerveux à ce compliment. Elle me tendit ensuite les nouveaux
dessous qu'elle avait choisis. En les regardant de plus près
mon cœur se mit à battre plus vite! Ils étaient
constitués d'une maille fine, couleur bordeaux ornée
de motifs de dentelle sur le pourtour. Il était néanmoins
évident que leur texture quasiment transparente avait
été conçue moins pour cacher les parties
intimes de la femme que pour les mettre en évidence!
J'enfilai le slip qui ne cachait
mon intimité que derrière un voile léger,
puis le soutien-gorge qui offrait à tous les regards
l'opportunité de voir mes aréoles et mes mamelons.
Cette fois le reflet dans le miroir était celui d'une
vraie allumeuse! voire d'une petite salope! Instinctivement
je portai mes mains à mes seins, comme si c'était
la première fois que je les voyais. Le souffle chaud
de la voix d'Annabelle glissa sur ma nuque: "Tu es vraiment
très belle Béné". Je me retournai
vivement en proie à une intense agitation intérieure.
Elle fit un pas vers moi. Je reculai et me heurtai au mur. Ses
yeux ne m'avaient jamais parus plus pénétrants.
Du coup j'en fut paralysée. Elle se lécha les
lèvres et se mit à me complimenter sur mes formes
féminines tandis que ses mains se promenaient le long
des bretelles du soutien-gorge, m'électrisant à
chaque toucher. Haletante j'étais incapable de dire un
mot ou de faire un geste. Lorsque ses doigts frôlèrent
mes seins à l'endroit le plus sensible j'ouvris grand
la bouche mais aucun son n'en sortit qu'un soupir appuyé.
Je me mordis la lèvre et fermai les yeux en subissant
la manualisation de mes mamelons. Brutalement toute la tension
qui s'était accumulée en moi se transforma en
une onde d'excitation et je ne pus réprimer un hoquet
aigu qui accompagna le spasme de mon corps. J'entendis Annabelle
émettre un ronronnement de satisfaction. "Ecarte
tes jambes Béné". Sa voix était douce
mais ferme. Je ne pus faire autrement que de lui obéir
et ouvris la fourche de mes cuisses. Elle s'approcha de moi
au point que je pouvais sentir son souffle sur ma poitrine.
Un réflexe me fit monter sur la pointe des pieds comme
je sentis des doigts se plaquer de bas en haut sur mon pubis.
La paume de main se posa sur mon bas-ventre, les doigts massant
mes nymphes déjà prêtes à accueillir
une éventuelle intrusion. Elle se rapprocha encore plus,
sa main se plaça derrière ma nuque et m'attira
en avant. Mes lèvres rentrèrent en contact avec
les siennes, fraîches et pourtant brûlantes d'un
désir que je n'avais encore jamais connu! sa langue vint
laper mes lèvres, s'insinuer entre mes dents et chercher
à frayer avec la mienne. Ses doigts poussaient le tissus
délicat entre mes lèvres trempées et glissaient
de bas en haut, procurant un frottis insupportable à
ma chair tendre. J'accompagnais maintenant du bassin la manualisation
de mon initiatrice lesbienne. Tout mon corps réclamait
une satisfaction du désir montant de ma féminité
exacerbée. Mes gémissements étaient étouffés
par le baiser profond que je recevais. "Tu veux jouir Béné?"
me demanda la belle blonde d'un air espiègle. Je lui
répondis affirmativement par un hochement de tête.
Délaissant mon abricot tendre elle m'ordonna de me retourner,
mains contre le mur! Dans cette position se sentis l'élastique
du slip descendre lentement sur mes cuisses, l'étoffe
introduite dans mes replis intimes me procura un dernier frottis
qui me fit gémir. Annabelle se cola contre mon dos et
ses mains s'emparèrent de mes tétons érectiles
à travers la maille du reste de lingerie qui me couvrait
la poitrine. Le front posé contre la paroi je me mordais
la lèvre. Une main descendit entre mes cuisses et se
faufila juste là où il fallait pour reprendre
mon plaisir où il avait été interrompu.
A nouveau ce fut mon bassin qui ondula à la rencontre
des doigts, frottant les muqueuses dégoulinantes sur
les appendices mobiles qui les fouillaient. Son autre main glissa
sur mon dos, se mit à ramper sur mes reins, écarta
les globes fermes de mes fesses pour ouvrir un passage dans
mon vallon secret à un doigt inquisiteur. Paniquée
je retournai le regard vers elle en secouant négativement
la tête. Mais elle, un sourire pervers sur son visage
d'ange, hocha affirmativement la sienne. La bouche grande ouverte,
prenant des inspirations saccadées je sentis mon délicat
orifice faire l'objet d'une intromission facilitée par
mes propres sécrétions. Je ne pouvais détacher
mon regard du sien! Il me possédait aussi bien que je
l'étais dans mes intimités. L'inévitable
allait se produire. Ses mains me baisaient l'une la chatte et
l'autre l'anus, à un rythme qui allait me faire exploser.
Je me bâillonnai en mordant un de mes poings, ses lèvres
articulaient silencieusement les mots "Je te BAISE",
"Je t'ENCULE", "SALOPE", et je vis un éclair
dans son regard comme elle devait sentir mes sphincters se refermer
spasmodiquement sur ses doigts qui les forçaient à
rester ouverts.
Il me fallut quelques minutes
pour me remettre de mes émotions. J'étais dos
à la paroi, le slip baissé à mi-cuisses,
vidée de toute énergie. Nous nous regardions avec
complicité. Je ne redoutais plus maintenant son regard
bleu vif, car je savais ce qu'il signifiait.
"Tout va bien mesdemoiselles?"
Ce fut comme un coup de tonnerre qui retentit lorsque la vendeuse
écarta le rideau! Je vis ses yeux s'écarquiller
et sa phrase s'étrangler dans sa gorge comme elle me
voyait dans cet état si... inconvenant. Elle en eut le
souffle coupé, ses joues rosirent puis elle referma vivement
le rideau avant de s'éloigner.
La surprise passée, nous
nous regardâmes Annabelle et moi, et avons pouffé
de rire!
Bien sûr elle m'a offert
les dessous dans lesquels elle m'avait fait entrer dans le club
des bisexuelles. Le regard choqué de la vendeuse nous
fit encore rire comme nous rentrions main dans la main à
l'appartement. Il fallait que je lui rende la pareille! Mais
je me demandais encore comment gérer cette situation
vis à vis de Rémi...
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