.
Ce récit est un peu particulier,
il s'agit en quelque sorte d'une commande. En effet un visiteur
du site revebebe.free.fr avait un fantasme : lire une histoire
dans laquelle sa femme serait contrainte de s'offrir à
une femme.
Voici ce récit dans lequel
j'ai respecté au mieux les indications de mon "commanditaire".
Peut-être le début d'une saga Anne-Françoise...
Le commandant de bord venait
d'annoncer le début de la descente. Un frémissement
de satisfaction et d'impatience parcourut la cabine. Le vol
n'avait pas été long, mais suffisamment pour paraître
éprouvant à Anne-Françoise. Elle allait
rejoindre son mari qui prolongeait de quelques jours de détente
un séminaire avec quelques clients importants transportés
au soleil pour s'attirer leurs bonnes grâces.
Anne-Françoise n'avait
jamais admis qu'il était des circonstances dans lesquelles
elle pouvait abandonner les attributs extérieurs de sa
condition de bourgeoise comblée. Alors que la plupart
des femmes auraient optées pour une tenue décontractée
plus adaptée à un voyage en avion, Anne-Françoise
s'était habillée d'un tailleur strict, d'escarpins
à talons et d'un chemisier en soie. Sans doute voulait-elle
se distinguer de la masse des touristes débraillés
et braillards qui composait le reste des passagers. Droite sur
son siège, la veste de son tailleur bien croisée,
elle avait parcouru Madame Figaro et Elle sans pratiquement
lever le nez. Elle hésitait toujours à retirer
sa veste en public, sa forte poitrine sur son corps svelte l'embarrassait
toujours un peu et pour peu qu'elle fût un peu émoustillée
ou émue, ses tétons dardaient d'une manière
qu'elle trouvait obscène. Elle avait toujours refoulé
ce côté trop femelle qui lui rappelait qu'elle
avait un corps qui réagissait, parfois de manière
incontrôlée.
Son voisin de rangée avait
bien tenté de lier conversation, se disant que, peut-être,
il allait tomber sur une bourgeoise cochonne prête à
le rejoindre aux toilettes pour entrer dans le mythique "Mile
High Club", mais il fut vite découragé.
L'appareil s'était posé,
Anne-Françoise avait laissé le flot bruyant des
touristes s'écouler pour se lever et attraper son bagage
dans le coffre au-dessus des sièges. Son sac avait glissé
au fond et malgré sa grande taille elle ne pouvait l'attraper.
Elle s'étirait, se hissait sur la pointe des pieds et
tous ces mouvements avaient fini par ouvrir sa veste et déboutonner
un bouton de son chemisier laissant entrevoir le renflement
charnu de ses seins pris dans un sage soutien-gorge blanc. A
chaque tentative ses seins un peu lourds se dandinaient nonchalamment.
Le spectacle devait être charmant car il fallut bien 5
minutes au passager de la rangée suivante pour proposer
ses services.
- Puis-je vous aider Madame ?
Anne-Françoise se croyait
seule et elle sursauta en entendant la voix de l'homme. Elle
fut plongée dans cette situation qu'elle détestait
tant, son corps livré à l'observation et probablement
à la concupiscence d'un inconnu. L'homme avait un petit
sourire qui sans doute se voulait complice. Elle détestait
cet air de connivence qui semblait vouloir dire : tu m'as montré
à ton insu un peu de ton corps, je l'ai apprécié,
et toi aussi tu as aimé t'exhiber, alors pourquoi ne
pas aller plus loin ? Elle savait qu'elle allait rougir, que
malgré elle son corps allait réagir à cette
ambiance un peu équivoque et que ses tétons allaient
exprimer leur excitation en tendant le tissu de son corsage.
Elle allait se sentir encore plus mal à l'aise.
D'un geste rapide elle monta sur
le siège, attrapa son sac et partit.
- Merci quand même, je
me suis débrouillée.
Le temps qu'elle arrive, le flot
bigarré des touristes s'était écoulé.
Ils avaient récupéré leurs bagages et s'engouffraient
dans des cars. Elle avait pris le temps de passer aux WC pour
réajuster sa tenue, se rafraîchir et aller aux
toilettes. Pour rien au monde elle n'aurait remonté toute
la travée de l'avion jusqu'aux toilettes. Tout le monde
l'aurait observée, aurait détaillé ses
fesses à l'aller et ses seins au retour. Quel supplice
!
Elle avait récupéré
son sac et se dirigeait vers la douane. De l'autre côté
son mari l'attendait et ils se rendraient à l'hôtel
en voiture climatisée. Il faisait au moins trente degrés
dans cette aérogare qui ressemblait plutôt à
un hangar. Son tailleur avait beau être léger,
elle commençait à avoir chaud, quelques gouttes
perlaient sur son front, un filet de sueur coulait au creux
de ses reins. Plus question dans ces conditions d'ôter
sa veste et de se montrer dans cet état. Heureusement,
encore quelques mètres et la fraîcheur de la voiture
la soulageraient.
- Madame s'il vous plait !
Absorbée dans ses pensées,
Anne-Françoise ne réagit pas, si bien que la douanière
l'agrippa par le bras pour l'arrêter.
- Madame, je vous parle !
- Excusez-moi, je ne pensais pas
que vous vous adressiez à moi.
- Et à qui d'autre voulez-vous
que je m'adresse ? Répliqua sèchement la femme.
Jetant un coup d'œil à
l'entour, elle ne vit en effet pas grand monde. Seul le passager
voyeur passait lentement la douane. Il lui souhaita bon voyage,
toujours avec cet immonde sourire aux lèvres, elle détourna
son regard et revint à la douanière. Elle était
plutôt jolie, bien qu'un peu empâtée. Anne-Françoise
se disait que dix kilos de moins et des vêtements un peu
mieux coupés que cet uniforme qui la boudinait auraient
fait d'elle une troublante princesse orientale. Sa stature et
son port hiératique la rendaient impressionnante et il
se dégageait d'elle une autorité naturelle. Pas
de ces autorités brutales ou basées sur la crainte,
mais plutôt une sorte de respect, qui pourrait peut-être
même aller jusqu'à la dévotion, enfin si
j'étais un homme se disait Anne-Françoise.
- Madame, veuillez ouvrir vos
bagages s'il vous plait demanda la douanière.
Anne-Françoise détestait
ce genre de déballage, heureusement elle était
seule avec la femme. Elle se sentirait moins gênée
de montrer l'intimité de sa valise. Une fois cela lui
était arrivé au retour d'un voyage, et c'est un
homme qui avait fouillé son sac. Elle en avait été
épouvantée et avait faillit se trouver mal quand
il avait farfouillé dans son linge intime.
La douanière soulevait
avec une certaine précaution ses vêtements, mais
elle s'arrêta net en tombant sur les deux bouteilles de
Champagne. Elle releva les yeux et foudroya du regard Anne-Françoise
qui sentit ses jambes vaciller et une grosse boule à
l'estomac se former.
- Madame, veuillez me suivre
s'il vous plait.
Elle referma la valise en y laissant
les bouteilles et poussa Anne-Françoise dans un petit
bureau sans fenêtre ni aération. Il y faisait encore
plus chaud que dans le hall. Un filet de sueur coulait maintenant
de sa tempe sur sa joue. Elle sentait aussi son dos se tremper
et ses aisselles ruisselaient. Tout de même, elle n'allait
pas ôter sa veste devant cette douanière, sa condition
exigeait qu'elle conservât une attitude digne malgré
l'adversité. Elle voulut prendre un mouchoir dans son
sac à main, mais la douanière l'en empêcha.
- Donnez-moi votre sac, tous
vos effets personnels sont confisqués jusqu'à
nouvel ordre.
- Mais, madame protesta Anne-Françoise,
je voulais simplement prendre un mouchoir et me rafraîchir
un peu.
- Pour l'instant je conserve toutes
vos affaires, nous verrons ensuite.
- Mais madame, j'exige au moins
un mouchoir pour .
- Je regrette mais vous n'êtes
pas en droit d'exiger quoique ce soit répliqua sans brutalité
mais avec fermeté la douanière. Vous avez commis
un crime en important clandestinement de l'alcool dans le pays.
Vous n'ignorer pas sans doute que la consommation et donc la
possession d'alcool est interdite dans notre pays. Une femme
comme vous doit certainement être au courant de ces choses
élémentaires.
- Oui, enfin non, c'est à
dire... je comptais consommer cet alcool en privé avec
mon mari que je viens rejoindre pour quelques jours.
- Sans doute, sans doute, mais
les lois s'appliquent à tous y compris aux visiteurs
fussent-ils de belles jeunes femmes amoureuses de leur mari.
Anne-Françoise entrevit
une lueur d'espoir. Peut-être pourrait-elle compter sur
la solidarité féminine et s'en tirer avec une
simple confiscation. Cette femme semblait compréhensive
et raisonnable.
- Comme je vous le disais, il
s'agit d'un crime qui est puni de 6 mois à 5 ans d'emprisonnement
en cas de récidive.
Anne-Françoise se tassa
sur son siège et deux nouvelles gouttes dévalèrent
le long de ses joues. Des larmes lui montaient aux yeux. Elle
voyait son calvaire d'ici, une prison pour femmes dans ce pays
loin de tout, des privations, des sévices dégradants,
des conditions d'hygiène douteuses, des attouchements
sexuels peut-être même. Elle imaginait les doigts
de ses compagnes de cellules s'immiscer sans son sexe sec et
douloureux. Un vertige la prit qui faillit la faire tomber de
sa chaise.
- Vous n'êtes pas récidiviste
au moins Anne-Françoise ?
Elle fut étonnée
de s'entendre appelée Anne-Françoise, comme si
sa faute l'avait déjà dépersonnalisée.
La douanière avait tout simplement son passeport sous
les yeux.
- Non, madame, bien sûr
que non. C'est la première fois que je viens dans votre
pays et je ne savais pas.
- Allons, allons, une femme comme
vous ? Vous devez ne manquer de rien chez vous, et surtout pas
de lecture. Même ce genre de publication fait des dossiers
voyage dit-elle d'un ton méprisant en désignant
les magazines dans le sac à main. Voilà une attitude
bien imprudente pour une jeune femme qui semble tellement avisée.
Anne-Françoise tenta le
registre romantique à tout hasard.
- Vous comprenez, nous fêtons
l'anniversaire de notre rencontre et forcément cela se
fête au Champagne, enfin, je ne veux pas vous offenser,
mais je veux dire que chez nous cela se fête au Champagne,
c'est indissociable de la célébration des évènements
importants. Je ne cherche pas d'excuses, c'est juste pour vous
expliquer que je n'ai pas fait cela intentionnellement pour
braver les lois de votre pays mais par, comment dire, réflexe.
La douanière avait souri,
Anne-Françoise pensait qu'elle avait touché juste.
Finalement, entre femmes on se comprend. Elle tenta un pas de
plus.
- Et vous, l'anniversaire de
votre rencontre avec votre mari, comment le fêter vous
? Excusez-moi, je suis peut-être indiscrète se
rattrapa-t-elle faussement.
- Je ne suis pas mariée,
et je ne le serai jamais répondit la douanière
avec une lueur étrange dans le regard.
Anne-Françoise ne comprit
pas tout de suite la portée de cette réponse.
Elle se garda bien de continuer sur ce sujet de peur d'entrer
sur le terrain miné des traditions locales. Elle avait
déjà son compte de bévues. Quand la douanière
vint s'asseoir sur le rebord du bureau devant elle en collant
sa jambe à la sienne, Anne-Françoise la retira
simplement, sans y prêter vraiment attention.
- Bien Sûr, je comprends
dit la douanière, c'est une histoire d'amoureux finalement.
Soulagée, Anne-Françoise
se détendit un peu.
- Oui, c'est ça, juste
une petite fête à deux, mais vous savez, nous nous
passerons très bien de ce Champagne, ce n'est pas ça
qui compte, ce qui compte vraiment, c'est l'amour.
- En effet c'est l'amour, répondit
la douanière en collant à nouveau sa jambe à
celle d'Anne-Françoise qui ne put la retirer cette fois
car elle se trouvait bloquée contre le pied de la chaise.
Je pense que nous allons pouvoir arranger ça alors.
- Je vous remercie madame de votre
compréhension .
- Mais j'espère bien pouvoir
vous retourner le compliment Anne-Françoise dit-elle
en déboutonnant la veste de son uniforme. Vous devriez
vous mettre à l'aise, vous semblez avoir très
chaud, non ? Et la température risque de monter encore.
Anne-Françoise comprit
alors les intentions de la douanière, pourquoi elle n'était
pas mariée et ne le serait jamais, pourquoi elle attendait
aussi de la compréhension, pourquoi sa jambe était
collée à la sienne. Une lueur d'affolement dans
son regard révéla à la douanière
qu'elle avait saisi la suite des évènements.
- Vous semblez inquiète,
notre arrangement ne vous conviendrait-il pas ? Cela me semble
pourtant tout à fait loyal, un peu d'amour contre un
peu d'amour, non ?
- Oui, enfin c'est à dire
vous on ne se connaît pas et puis euh. vous êtes.
euh. comment dire une femme.
- Et oui, c'est tout le charme
de la situation n'est-ce pas, voyez-vous, je ne fouille jamais
les bagages des hommes moi. Mais je ne vous plais pas peut-être
?
- Si, si, si au contraire je vous
trouve très belle, ce n'est pas le problème.
- Ah, vous me rassurez, je vous
trouve très belle moi aussi et je pense que nos deux
corps enlacés et se donnant mutuellement du plaisir seront
encore plus beaux ensembles.
Anne-Françoise déglutit
avec difficulté. Les yeux arrondis par l'hébétude
et l'affolement.
- Laisse-moi faire dit la douanière.
A partir de maintenant on se tutoie, mon prénom est Yasmine,
moi je connais déjà le tien, comme ça nous
sommes à égalité. Allez, appelle-moi par
mon prénom et dis-moi que je suis belle et que tu me
désires
- Euh, Yasmine vous.euh.pardon.tu
es belle, vraiment très belle
- Et ?
- Et je vous. euh. je te désire
- Hum, c'est un peu hésitant,
mais je pense que ça viendra. Lève-toi, je vais
te déshabiller.
Anne-Françoise redoutait
ce moment, elle allait lui ôter sa veste de tailleur,
le rempart et le symbole de sa classe. Ses seins allaient jaillir
et révéler combien elle était femme. Elle
eut un mouvement de recul, mais elle était bloquée
sur sa chaise.
- Allons, Anne-Françoise,
laisse-toi aller, tu n'as jamais goûté à
une femme ? Yasmine s'était assise sur les genoux d'Anne-Françoise,
face à elle. Elle cambrait ses reins pour lui coller
sa poitrine à hauteur de son visage. Ses cuises puissantes
enserraient celles d'Anne-Françoise.
- Euh non, et je n'y tiens pas
spécialement, j'ai un mari que j'aime et je suis très
heureuse ainsi.
- C'est le bonheur d'une ignorante,
tu vas découvrir la vraie volupté.
Les doigts de Yasmine défaisaient
lentement les boutons de la veste, elle avait approché
son visage au creux de son cou et y déposait de petits
baisers, donnait de petits coups de langue. Anne-Françoise
tressaillait, embarrassée. La langue de Yasmine se fit
plus instante, elle léchait maintenant la sueur qui avait
coulé le long de son cou, elle mordillait ses oreilles,
suçait les lobes.
Anne-Françoise tressaillait,
elle était dégoûtée par ces attouchements
impurs comme on lui avait enseigné. Prisonnière
de son entreprenante compagne elle ne pouvait pratiquement pas
bouger. La jupe de l'uniforme de Yasmine assise devant elle
s'était relevée, elle s'appuyait plus précisément
sur l'une de ses cuisses pour y frotter son entrecuisses. Anne-Françoise
sentait sur sa peau la chaleur moite de la vulve de sa geôlière.
Anne-Françoise était au comble de la gêne,
elle pensait qu'elle allait finir par défaillir. D'entre
les cuisses de Yasmine commençait à monter les
effluves de son plaisir, Anne-Françoise trouvait déplaisante
cette odeur forte et entêtante mais cela l'enivrait légèrement.
Elle était flattée aussi de déclencher
une telle réaction.
- Regarde comme tu m'excites
petite oie blanche ! Yasmine avait pris la main d'Anne-Françoise
et l'avait posée sur son sexe. Elle avait tenté
de résister, d'ôter sa main, mais Yasmine la maintenait
fermement. Anne-Françoise fermait les yeux, affreusement
embarrassée. Au travers de l'étoffe humide, elle
sentait la douce chaleur d'un sexe dont les lèvres gonflées
s'entrouvraient sous ces doigts.
- Presse tes doigts sur ma chatte
ordonna Yasmine ! En joignant le geste à la parole elle
appuya sur le majeur de sa captive qui s'enfonça entre
ses lèvres et lui arracha un gémissement. Anne-Françoise
était plongée dans un désarroi total, mais
ne lui avait-on pas inculquée l'obéissance ? Elle
maintint son doigt au bord du sexe de Yasmine et le fit glisser
lentement dans le sillon chaud entre ses lèvres.
- C'est bien, petite cochonne,
tu apprends bien, branle-moi doucement comme ça, c'est
parfait. Et toi, tu es excitée ? Tu mouilles ta culotte
aussi ?
- Je ne sais pas, je ne crois
pas, enfin je suppose que non bafouilla confusément Anne-Françoise.
- Alors tu vas me montrer, continue
à me caresser avec ton doigt, et celui de l'autre main,
tu vas le glisser dans ta jolie chatte et me le montrer.
- Non, je ne peux pas faire ça
devant toi, je ne peux pas.
- Mais si tu peux, tu es déjà
entrain de me branler divinement bien, tu peux te caresser un
peu, aller, obéis-moi.
Yasmine libéra un peu
les jambes d'Anne-Françoise pour lui permettre d'explorer
son sexe. Elle regardait par terre devant elle en glissant maladroitement
sa main sous sa jupe. Quand elle ressortit enfin son doigt,
sa gène n'avait fait que croître, il était
luisait de son désir. Yasmine attrapa sa main.
- Regarde comme tu es excitée,
tu aimes ça finalement, c'est bien, nous allons bien
nous entendre, abandonne-toi au plaisir, laisse tomber tes inhibitions,
tu vas jouir avec moi et c'est tout ce qui compte.
Yasmine prit le doigt mouillé
de l'excitation d'Anne-Françoise et le porta à
sa bouche pour le sucer. Ce simulacre de fellation la troubla,
et elle sentit qu'elle allait céder au plaisir, cette
pratique ne lui plaisait guère quand elle devait s'en
acquitter avec son mari, mais ce renversement de situation l'avait
finalement excité.
Les bras ballants Anne-Françoise
était toujours électrisée par les baisers
et les coups de langue de Yasmine, mais la gêne avait
finalement laissé place à une certaine volupté.
Elle s'enhardit un peu en posant ses mains sur les hanches de
sa compagne.
La veste était tombée
à terre. Yasmine se recula un peu.
- Tu as des seins merveilleux,
regarde comme ils aiment mes caresses, regarde comme leurs pointes
appellent mes doigts, mes lèvres. Ils veulent ma bouche,
je vais te les sucer, te les aspirer, tu veux ?
Encore un peu engourdie par ces
premiers attouchements, Anne-Françoise répondit
platement un petit "oui". Yasmine lui ôta son
chemisier, elle défit lentement les boutons, caressant
à chaque fois du bout des doigts sa peau perlée
de sueur. Anne-Françoise ne savait pas où poser
son regard, elle n'osait pas regarder Yasmine dans les yeux,
ni regarder son corps. La situation l'avait complètement
étourdie, elle se sentait flotter et avait même
envie de se laisser aller finalement, ses préjugés
commençaient à s'effriter sous les caresses de
Yasmine.
- Regarde-moi dans les yeux quand
je te déshabille, est-ce que tu aimes que je m'occupe
de toi ?
- Oui, j'aime bien, je suis un
peu déboussolée par ce qui m'arrive et surtout
c'est la première fois avec une femme, alors je manque
un peu de réaction, mais continue doucement, tout doucement
- Je sens bien que tu aimes ça
et que tu débutes, mais moi je crois que tu vas commencer
ce soir une longue carrière saphique. Pose tes mains
sur mes seins et caresse-les doucement
Anne-Françoise approcha
ses mains de la poitrine de Yasmine, ses seins étaient
lourds eux aussi, elle savait combien c'était bon de
sentir une main aimée venir les cueillir et les soupeser
comme deux gros fruits murs. Toutefois elle arrêta son
geste au moment de poser ses paumes sur le corsage de sa compagne.
- Allez vas-y n'ait pas de crainte,
tu peux les prendre au creux de tes mains, caresse-les, frotte-les,
fais jouer le tissu sur eux, fais-les bander entre tes doigts,
tu vas aimer et moi je vais adorer.
Yasmine prit les mains d'Anne-Françoise
et les plaça sous chaque mamelon, ils remplissaient largement
ses fines mains. Instinctivement elle commença à
faire glisser ses paumes sur leur renflement et à emprisonner
entre ses doigts ses tétons qui immédiatement
se durcirent.
- Tu vois comme ça me
plait, continue, moi aussi je vais te caresser.
Elle dégrafa le soutien-gorge
d'Anne-Françoise et le laissa tomber, sa poitrine libérée
s'offrit en majesté aux mains avides de Yasmine. Elle
les attrapait, mes pétrissaient, la sueur lubrifiait
ses mouvements. Les pointes érigées glissaient
entre ses doigts. Elles les titillaient du bout de ses ongles.
Anne-Françoise creusait ses reins, elle gémissait
légèrement, sa respiration s'était accélérée.
Ses dernières inhibitions étaient tombées,
et elle était prête à découvrir de
nouveaux terrains inconnus avec son initiatrice. Elle appuya
son ventre contre le genou de Yasmine qu'elle fit glisser entre
ses cuisses, ce mouvement lui releva la jupe sur les hanches
et approcha son buste de sa bouche. Yasmine happa entre ses
lèvres le bout d'un de ses seins, le suça, le
mordilla du bout de dents, puis elle passa à l'autre
et revient. L'excitation montait, Anne-Françoise entreprit
de déshabiller sa compagne, impatiente, maladroite, elle
était sur le point de déchirer les boutons.
- Attends petite sauvageonne,
tu vas ruiner mon bel uniforme. Assied-toi gentiment sur ta
chaise, et je vais me déshabiller pour toi. Mais, j'y
pense sans uniforme aurais-je autant d'autorité sur toi
? Ca compte l'uniforme dans l'autorité non ?
- Oui, mais ça ne changera
rien.
- Tu es sûre ?
- Oui, tu garderas ton autorité
sur moi.
- Tu m'obéiras toujours
?
- Oui, toujours, c'est bon de
t'obéir, j'aime ça, je ferai ce que tu me demandes.
- Bien, alors regarde-moi, regarde
apparaître ce corps que tu vas faire jouir et qui jouira
du tien.
Yasmine ôta lentement son
uniforme, son chemisier et ses sous-vêtements. Anne-Françoise
était fascinée par la lascivité qui émanait
de cette femme qui pourtant ne prenait pas ces poses provocantes
et artificielles des strip-teaseuses. Ses gestes simples et
gracieux lui paraissaient infiniment plus sensuels et envoûtants.
Elle sentait monter au creux de son ventre une chaleur qu'elle
reconnaissait et qui allait bientôt ouvrir entre ses cuisses
un chemin doux et humide aux doigts de Yasmine.
- Tu es belle ma princesse arabe,
tu es une sultane, tu es l'ivresse de l'Orient.
Anne-Françoise s'était
levée pour se précipiter dans les bras de Yasmine
et l'embrasser à pleine bouche. Elle faisait courir ses
mains sur cette peau mate et odorante, la léchait, la
palpait. Yasmine en profita pour ôter les quelques vêtements
qui restaient à Anne-Françoise, les deux femmes
enfin nues basculèrent sur le bureau, enlacées.
- J'ai trop envie de toi jeune
oie blanche, je vais t'amener au plaisir et tu apprendras ainsi
comment m'en donner ensuite. Suis les mouvements de ma langue,
de mes doigts, de mes lèvres. Imprime-ça sur ta
peau et dans ta mémoire car ensuite c'est toi qui me
feras jouir. Tu as compris ?
- Oui, vas-y caresse-moi, baise-moi,
je te baiserai ensuite, je ferai tout ce que tu me dis.
- Bien, tu es une bonne élève.
Allonge-toi sur le dos sur le bureau, les fesses au bord.
Yasmine s'installa à genoux
par terre au bord du bureau. Son visage arrivait juste entre
les cuisses d'Anne-Françoise.
- C'est bien, avance encore tes
fesses, que ton petit cul soit au-dessus du vide, c'est bien,
maintenant écarte bien les jambes, montre-moi cette grotte
rose que tu caches sous cette toison. La prochaine fois tu te
raseras d'accord ?
- Oui, oui, tout ce que tu veux.
Ton souffle sur ma chatte brûlante c'est bon, ne me laisse
pas comme ça, occupe-toi de moi.
Yasmine continua à souffler
un petit filet d'air sur les cuisses, et les lèvres d'Anne-Françoise
puis elle posa délicatement sa bouche au cour de son
pubis. Anne-Françoise eut un petit tressaillement et
gémit. Du bout de sa langue elle parcourut des arabesques
sur ses cuisses, ses fesses, autour de sa vulve. Ses lèvres
ouvertes brillaient de plaisir. Yasmine effleura d'abord du
bout d'un ongle la chair rose sombre des lèvres, puis
elle glissa délicatement au centre de la corolle moite
et tiède et poursuivit sa caresse autour de ce sexe qui
palpitait. Elle fit ainsi plusieurs longs et lents aller-retour.
Enfin elle approcha sa bouche pour faire la même chose
du bout de la langue. Anne-Françoise se cabra de plaisir
et laissa échapper un gémissement.
- Oh, c'est bon, ce que tu me
fais, continue, ne t'arrête pas, lèche-moi, suce-moi.
Yasmine poursuivit sa caresse,
introduisit sa langue plus profondément dans le sexe
d'Anne-Françoise. Sa langue se faisait plus pressante,
plus ferme pour la pénétrer plus profondément.
Elle porta un doigt à sa bouche pour le lubrifier de
salive et du suc intime d'Anne-Françoise et elle l'introduisit
lentement dans son sexe. Sa bouche ainsi libérer put
se concentrer sur le clitoris qu'elle débusqua d'un coup
de langue pour le saisir entre ses lèvres. Sa langue
en titillait le bout tandis que ses lèvres le serraient
délicatement.
- Yasmine c'est trop bon ce que
tu me fais, tu me baises bien, c'est fort, continue, ça
monte, ça monte.
- Tu vas jouir ma colombe blanche,
encore un instant et tu vas jouir comme jamais tu n'as jouis.
La première fois qu'une femme baise avec une autre, c'est
toujours comme ça.
Yasmine faisait maintenant aller
et venir son doigt dans le sexe d'Anne-Françoise, sa
main s'était plaquée sur son cul et accompagnait
le mouvement. Sa bouche se faisait plus pressante, elle suçait
et léchait Anne-Françoise avec vigueur désormais.
Yasmine posa sa main libre sur le ventre d'Anne-Françoise
et remonta vers ses seins. Elle saisit un de ses tétons
saillants et le fit rouler entre ses doigts. Accélérant
encore ses caresses Yasmine fit exploser l'orgasme d'Anne-Françoise.
Elle referma ses cuisses sur la chevelure noire de son initiatrice,
et se releva du bureau comme traversée par une décharge
électrique. Elle ne put retenir un râle profond
qui semblait venir du creux de ses entrailles. Entre ses cuisses
tétanisées par l'intensité de la jouissance,
Yasmine recueillait dans sa bouche le long écoulement
de son plaisir. Elle se relava et vient poser sa bouche sur
celle de son élève pour lui faire partager le
goût de l'amour saphique.
Elles s'enlacèrent et se
caressèrent doucement, le temps de recouvrer leurs esprits.
- Jamais je n'ai joui comme ça,
tu es une magicienne, une ensorceleuse. Laisse moi te prendre
à mon tour, guide mes pas dans le royaume des amours
lesbiens.
- Non, mon oie blanche, il est
trop tard, ton mari doit se demander ce qu'il t'est arrivé.
J'ai demandé à un collègue de lui dire
de t'attendre, qu'il y avait une formalité à remplir,
mais il doit quand même s'impatienter maintenant, cela
fait 45 minutes. J'ai vu mon collègue Yacine passer la
tête par la porte tout à l'heure et me faire signe
qu'il était temps de te rendre ta liberté.
- Comment, tu veux dire qu'on
nous a vu ainsi, enfin je veux dire, toi et moi faisant .euh
.l'amour ensemble ?
- Oui, je le crains, mais même
s'il n'était pas venu voir ce qui se passait ici ce serait
pareil, tout le monde sait que lorsque j'emmène une femme
dans cette pièce, ce n'est pas pour des formalités
administratives.
- Comment ? Tu veux dire que tous
tes collègues savent ce que nous venons de faire ?
Les yeux noirs de Yasmine s'éclairèrent
d'une lueur de malice.
- Eh oui, on connaît mes
petites faiblesses, chacun a les siennes et tout cela s'arrange.
- Yasmine, je voulais te faire
jouir moi aussi, apprendre de toi ces caresses, je veux continuer
mon apprentissage.
- Ce n'est pas terminé
en effet, tu as beaucoup de choses encore à découvrir
et à apprendre. Nous nous reverrons, ne t'inquiète
pas...
- Mais quand, où ?
- Ne te préoccupe pas de
tout ça, c'est moi qui dirige les opérations,
tu te rappelles ?
- Oui, je t'obéis, tu me
dis ce qu'il faut que je fasse, ça me plait, j'aime ça.
- Pour l'instant mets-toi à
genoux devant moi, regarde mon sexe, comment est-il ?
- Lisse, épilé,
je le sens aussi chaud et humide, plein de désirs et
prêt à jouir dans ma bouche, sur mes doigts.
- Alors lèche le un peu
pour te donner un avant-goût de notre prochaine rencontre.
Yasmine posa un pied sur la chaise
pour ouvrir son ventre à la caresse d'Anne-Françoise.
Elle léchait cette vulve gonflée et moite de désir.
Au bout de quelques instant, sentant que l'excitation montait
trop vite en elle, Yasmine prit entre ses mains le visage d'Anne-Françoise
et l'embrassa longuement sur la bouche.
- La prochaine fois nous en profiterons
toutes les deux. Mais maintenant il est temps de nous rhabiller
et de sortir. Tu peux garder les bouteilles, bien entendu. La
prochaine fois que tu voyages, lis Grands Reportages plutôt
que Le Figaro Madame, comme ça tu sauras qu'ici l'alcool
n'est pas du tout interdit.
- Mais si j'avais suivi ce conseil,
j'aurais manqué une expérience très intéressante.
Les deux femmes échangèrent
un sourire complice et quittèrent le bureau, chacune
ayant recouvré son rang et sa place. Les collègues
de Yasmine suivaient du regard Anne-Françoise. Elle fut
étonnée de n'éprouver aucune gène
à cette situation. Elle déboutonna même
la veste de son tailleur. Elle sentit la pointe de ses seins
se durcir et saillir sous son chemisier. Cette nouvelle sensation
fut voluptueuse et fit naître en elle un nouveau désir.
- Alors Chérie ces formalités
de douane, elles étaient interminables, pas de problème
j'espère ?
- Non, ça va, mais ces
fonctionnaires entrent tellement dans le détail qu'on
se sent mis à nu parfois.