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(du grec zoo : animaux, et philia : amour de)
Pratique consistant à avoir des rapports sexuels avec des animaux. Le terme
est moderne et scientifique. Autrefois, on disait : « bestialité ».
Bien qu'elle ne soit plus listée dans le DSM, référence psychiatrique en matière de pathologies mentales, depuis 1980. Elle est généralement considérée comme une déviation ou une perversion.
- En octobre 1601, à Paris, une femme et le chien avec qui elle avait eu des rapports sexuels furent brûlés.
- En 1750, un nommé Jacques Ferron fut pendu pour avoir eu des rapports avec
une ânesse. Plusieurs témoins respectable, dont l’abbesse du monastère proche,
déclarèrent connaître l’ânesse depuis longtemps et certifièrent qu’elle avait
toujours eu une conduite vertueuse. La Cour acquitta l’ânesse, concluant qu’elle
avait dû être violée.
- En 1969, Linda Lovelace célèbre actrice porno avait participé
au premier film commercial zoophile vendu sur les différents
continents
Dog Fucker, Lauwrence T. Cole (USA - 51 min - 1969) Autre
titre : Dogarama - Linda & German Shepherd
.
Brigitte Lahaie et un Etalon
- En 1973, Nancy Friday dans My Secret Garden affichait haut et fort certains phantasmes féminins zoophiles et soulignait que le passage à l'acte est plus courant qu'on pourrait le soupçonner.
Certaines religions, éloignées de la pensée judéo-chrétienne, ne prohibaient
pas la bestialité. Hérodote mentionne certains rites de fertilité qui exigeaient
une éducation particulière des chèvres pour qu’elles s’unissent aux hommes.
Les anciens Egyptiens auraient pratiqué le coït avec des crocodiles femelles
pour augmenter leur virilité. D’autres traditions voyaient dans la zoophilie
un remède contre les maladies vénériennes. Alors que bien entendu, la zoophilie
comporte au contraire de grands risques de transmissions de maladies, et est
à ce titre une pratique dangereuse sur le plan physique (sans même parler
du plan psychologique).
Le cas le plus célèbre de zoophilie dans la mythologie grecque
est celui de l'accouplement de Pasiphaé, la femme de Minos, avec un
taureau blanc, donnant naissance au Minotaure.
Dans certaines religions, comme la plupart des monothéismes, les relations sexuelles avec les animaux sont prohibées voire punies de mort. C'est ainsi que l'on trouve dans la Bible, (Lévitique) :
* §18, L23 : « Tu ne coucheras point avec une bête, pour
te souiller avec elle. La femme ne s'approchera point d'une bête, pour
se prostituer à elle. C'est une confusion. »
* §20, L15 : « Si un homme couche avec une bête, il sera
puni de mort et vous tuerez la bête. »
* §21, L16 : « Si une femme s'approche d'une bête, pour se
prostituer à elle, tu tueras la femme et la bête ; elles seront
mises à mort : leur sang retombera sur elles. »
Bas-reliefs ornant un temples en Inde
On a longtemps cru que des êtres difformes, des chimères, pouvaient naître
des unions zoophiles. Certains accusés du crime de « bestialité » prétendirent
avoir pratiqué le coitus interruptus pour éviter ces naissances et obtenir
une circonstance atténuante. L’église voulut souvent que les pâtres et autres
bergers fussent remplacés par des jeunes filles, afin d’éviter le risque de
zoophilie.
Cette précaution peut être justifiée : le ‘Rapport Kinsey’ (1953) établit
que 17% des garçons américains de milieu rural ont eu au moins une relation
sexuelle avec un animal. Selon le même rapport, la proportion générale de
zoophiles dans la population des Etats-Unis est de 8% pour les hommes et de
5% pour les femmes. En revanche, selon la sexologue américaine Nancy Friday,
le fantasme de zoophilie est assez courant et cru chez les femmes qu’elle
a interrogées :
« L’un de mes fantasmes préférés est d’être prise par des animaux qui me permettent d’être aussi dépourvue d’inhibition qu’ils le sont eux-mêmes. En fantasme, j’imagine que je suis dans un laboratoire de recherche scientifique et qu’on me demande de pousser un gorille mâle à me faire l’amour pour qu’un film soit tourné sur cette expérience. » (Pamela, 34 ans)
« A notre insu, un jeune type, très beau garçon, accompagné d’un berger allemand, est en train de nous observer tandis que nous gémissons de plaisir. Il l’amène derrière mon amie qui est au-dessus de moi. J’aperçois le bout rouge vif de la bite du chien quand le garçon le fait monter sur ma partenaire. » (Ellen, 24 ans)
« De temps en temps, il m’arrive de fantasmer que je me fais prendre en levrette
par un chien. » (Laurie, 36 ans)
« J’arrive dans une clairière, je m’agenouille sous un cheval pour caresser
son pieu gigantesque, lécher son bout énorme, masser ses bourses massives.
Et quand son pieu a été dressé à fond, dur comme du fer et tout palpitant,
je me mets à quatre pattes en le guidant droit sur mon con. » (Hannah, 37
ans)
« Je rencontre un homme qui promène son chien. Nous commençons à bavarder
et le chien n’arrête pas de venir me renifler, de me donner des coups de museau
entre les jambes, en gémissant. Et moi aussi je suis excitée, je regarde cette
pointe rose vif palpiter, grossir… » (Zoé, 22 ans)
Au-delà des fantasmes, les actes courants de la pratique zoophile sont la
masturbation de l’animal, la fellation (zoofellatio), l’introduction de la
verge de l’animal dans le vagin ou l’anus ou la pénétration de l’animal par
les mêmes voies. La zoophilie comprend sans doute autant de variantes qu’il
existe d’espèces animales. On distingue donc :
- Les androzoones : il s’agit d’animaux mâles spécialement dressés pour avoir
des relations sexuelles avec les humains. Beaucoup sont spécialisés dans l’oragénitalisme
: on étale leur nourriture préférée sur les parties sexuelles de la personne
devant être soumise à l’animal.
- L’avisodomie : désigne les rapports sexuels avec un oiseau, un volatile.
L’avisodomie fut une pratique assez répandue dans l’antiquité et au moyen-âge.
Les manuels de confession expliquent précisément comment s’y prennent les
jeunes filles un peu trop ferventes pour user d’un poulet à des fins masturbatoires.
- La cynophilie : une prostituée de San Francisco défraya naguère la chronique
en se faisant pénétrer publiquement par son chien Terre-Neuve. Au-delà de
ce spectacle, elle proclamait que toute femme ayant fait l’amour avec un chien
ne pourrait plus jamais se contenter d’un homme.
- Oragénitalisme cynophile : les chiots, encore édentés, tètent tout ce qu’on
leur présente… Les chiens refusent rarement de lécher une vulve ou une verge.
- Le felching : introduction d’un petit animal vivant ou d’une partie d’animal
dans le vagin ou l’anus. La pratique la plus courante est d’envelopper l’animal
dans un préservatif ou un sac en plastique pour l’empêcher de mordre.
- L’insectophilie : excitation liée aux insectes. Fourmi, mouche, moustique,
abeille ou toutes formes d’insectes sont utilisés pour parcourir le corps
et plus particulièrement les organes génitaux. Les insectophiles recherchent
des sensations tels les chatouillements, la peur, la douleur ou l’accroissement
de la sensibilité.
- L’ophidicisme : pratique incluant des serpents, des reptiles et certains
poisson.
Il faut encore une fois préciser que toutes ces pratiques zoophiles sont dangereuses
pour l'être humain et l'animal: risques de maladies, de blessures, mais également
traumatismes psychologiques. Quant aux animaux Femelle utilisées à de telles
fins, on ne peut pas dire qu'elles soient franchement consentantes, et
certaines pratiques zoophiles peuvent être assimilés à des actes de torture
(felching).
La prolifération des images zoophiles sur l'Internet et en vidéo sont un phénomène
terrible mettant en scène des jeunes femmes (et moins jeunes) se livrant à
des actes "contre-nature" pour de l'argent (pour la drogue...).
Le taux de suicide chez ces jeunes femmes est très élevé.
Evitez de participer à l'accroissement du phénomène : n'allez pas sur les
sites présentant de telles images, ne regardez pas de telles vidéos.
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