(du grec zoo : animaux, et philia : amour de)
Pratique consistant à avoir des rapports sexuels avec des animaux. Le terme est moderne et scientifique. Autrefois, on disait : « bestialité ».
En octobre 1601, à Paris, une femme et le chien avec qui elle avait eu des rapports sexuels furent brûlés. Cependant, la loi peut s’adoucir : en 1750, un nommé Jacques Ferron fut pendu pour avoir eu des rapports avec une ânesse. Plusieurs témoins respectable, dont l’abbesse du monastère proche, déclarèrent connaître l’ânesse depuis longtemps et certifièrent qu’elle avait toujours eu une conduite vertueuse. La Cour acquitta l’ânesse, concluant qu’elle avait dû être violée.
Certaines religions, éloignées de la pensée judéo-chrétienne, ne prohibaient pas la bestialité. Hérodote mentionne certains rites de fertilité qui exigeaient une éducation particulière des chèvres pour qu’elles s’unissent aux hommes. Les anciens Egyptiens auraient pratiqué le coït avec des crocodiles femelles pour augmenter leur virilité. D’autres traditions voyaient dans la zoophilie un remède contre les maladies vénériennes. Alors que bien entendu, la zoophilie comporte au contraire de grands risques de transmissions de maladies, et est à ce titre une pratique dangereuse sur le plan physique (sans même parler du plan psychologique).
On a longtemps cru que des êtres difformes, des chimères, pouvaient naître des unions zoophiles. Certains accusés du crime de « bestialité » prétendirent avoir pratiqué le coitus interruptus pour éviter ces naissances et obtenir une circonstance atténuante. L’église voulut souvent que les pâtres et autres bergers fussent remplacés par des jeunes filles, afin d’éviter le risque de zoophilie.
Cette précaution peut être justifiée : le ‘Rapport Kinsey’ (1953) établit que 17% des garçons américains de milieu rural ont eu au moins une relation sexuelle avec un animal. Selon le même rapport, la proportion générale de zoophiles dans la population des Etats-Unis est de 8% pour les hommes et de 5% pour les femmes. En revanche, selon la sexologue américaine Nancy Friday, le fantasme de zoophilie est assez courant et cru chez les femmes qu’elle a interrogées :
« L’un de mes fantasmes préférés est d’être prise par des animaux qui me permettent d’être aussi dépourvue d’inhibition qu’ils le sont eux-mêmes. En fantasme, j’imagine que je suis dans un laboratoire de recherche scientifique et qu’on me demande de pousser un gorille mâle à me faire l’amour pour qu’un film soit tourné sur cette expérience. » (Pamela, 34 ans)
« A notre insu, un jeune type, très beau garçon, accompagné d’un berger allemand, est en train de nous observer tandis que nous gémissons de plaisir. Il l’amène derrière mon amie qui est au-dessus de moi. J’aperçois le bout rouge vif de la bite du chien quand le garçon le fait monter sur ma partenaire. » (Ellen, 24 ans)
« De temps en temps, il m’arrive de fantasmer que je me fais prendre en levrette par un chien. » (Laurie, 36 ans)
« J’arrive dans une clairière, je m’agenouille sous un cheval pour caresser son pieu gigantesque, lécher son bout énorme, masser ses bourses massives. Et quand son pieu a été dressé à fond, dur comme du fer et tout palpitant, je me mets à quatre pattes en le guidant droit sur mon con. » (Hannah, 37 ans)
« Je rencontre un homme qui promène son chien. Nous commençons à bavarder et le chien n’arrête pas de venir me renifler, de me donner des coups de museau entre les jambes, en gémissant. Et moi aussi je suis excitée, je regarde cette pointe rose vif palpiter, grossir… » (Zoé, 22 ans)
Au-delà des fantasmes, les actes courants de la pratique zoophile sont la masturbation de l’animal, la fellation (zoofellatio), l’introduction de la verge de l’animal dans le vagin ou l’anus ou la pénétration de l’animal par les mêmes voies. La zoophilie comprend sans doute autant de variantes qu’il existe d’espèces animales. On distingue donc :
Les androzoones : il s’agit d’animaux mâles spécialement dressés pour avoir des relations sexuelles avec les humains. Beaucoup sont spécialisés dans l’oragénitalisme : on étale leur nourriture préférée sur les parties sexuelles de la personne devant être soumise à l’animal.
L’avisodomie : désigne les rapports sexuels avec un oiseau, un volatile. L’avisodomie fut une pratique assez répandue dans l’antiquité et au moyen-âge. Les manuels de confession expliquent précisément comment s’y prennent les jeunes filles un peu trop ferventes pour user d’un poulet à des fins masturbatoires.
La cynophilie : une prostituée de San Francisco défraya naguère la chronique en se faisant pénétrer publiquement par son chien Terre-Neuve. Au-delà de ce spectacle, elle proclamait que toute femme ayant fait l’amour avec un chien ne pourrait plus jamais se contenter d’un homme. Plus fréquent et moins difficile à mettre en œuvre est l’oragénitalisme cynophile : les chiots, encore édentés, tètent tout ce qu’on leur présente… Les chiens refusent rarement de lécher une vulve ou une verge.
Le felching : introduction d’un petit animal vivant ou d’une partie d’animal dans le vagin ou l’anus. La pratique la plus courante est d’envelopper l’animal dans un préservatif ou un sac en plastique pour l’empêcher de mordre.
L’insectophilie : excitation liée aux insectes. Fourmi, mouche, moustique, abeille ou toutes formes d’insectes sont utilisés pour parcourir le corps et plus particulièrement les organes génitaux. Les insectophiles recherchent des sensations tels les chatouillements, la peur, la douleur ou l’accroissement de la sensibilité.
L’ophidicisme : pratique incluant des serpents, des reptiles et certains poisson.
Il faut encore une fois préciser que toutes ces pratiques zoophiles sont dangereuses
pour l'être humain : risques de maladies, de blessures, mais également traumatismes
psychologiques.
Quant aux animaux Femelle utilisées à de telles fins, on
ne peut pas dire qu'elles soient franchement consentantes, et certaines
pratiques zoophiles peuvent être assimilés par les tribunaux à des actes de
torture (felching). La prolifération des images zoophiles sur l'Internet et
en vidéo sont un phénomène terrible mettant en scène des jeunes femmes (et moins
jeunes) se livrant à des actes "contre-nature" pour de l'argent (pour
la drogue...).
Le taux de suicide chez ces jeunes femmes est très élevé.
Evitez de participer à l'accroissement du phénomène : n'allez pas sur les sites
présentant de telles images, ne regardez pas de telles vidéos.